Sur les pas de Frodon: Le miroir

La rencontre avec Celeborn et Galadriel laissa une forte impression sur la Communauté. Tous avaient eu l’impression d’être soumis à un défi, d’avoir été interrogé jusqu’au plus profond de leur âme. Et en quittant la demeure de Celeborn ils étaient rompus comme après les longues heures d’un interrogatoire.

Mais Caras Galadhon était bien un refuge en dehors du temps, ici rien ne pouvait les atteindre. Aussi ils s’y reposèrent quelques jours. Dormant sous une tente et non perché sur les telain. Legolas emmener Gimli découvrir le monde elfique. Les autres se promenaient paisiblement. Au fur et à mesure que leur fatigue s’évanouissait leur chagrin pour la perte de Gandalf grandissait. Et les elfes chantaient des lamentations pour Mithrandir.

Sur les pentes sud de Caras Galadhon, le miroir de Galadriel est dans son écrin.

Frodon et Sam restaient inséparables, et alors qu’ils discutaient tout les deux s’interrogeant sur la magie des elfes, celle qui ne se voit pas, celle qui n’explose pas à la manière des feux d’artifices de Gandalf. Galadriel elle même vint leur donner une réponse. Sans bruit elle les appela tout les deux à la suivre et les mena au creux de son jardin, là où se trouve une vasque d’argent posée sur un socle sculté en forme de mallorn.

« Voici le miroir de Galadriel » dit-elle après avoir remplie la vasque de l’eau de la source.

« Il montre des choses qui furent,
des choses qui sont
et des choses qui pourront encore être ».

Là se trouvait à nouveau la magie des elfes, quoi que d’une façon plus concrète. Ainsi les deux hobbits avaient été invités à regarder au fond de la vasque.

C’est Sam qui y regarda en premier, entre crainte et curiosité il espérait y trouver des nouvelles de la Comté. Et ce qu’il vu le terrifia. Sa vision avait montré une Comté embrasée, les arbres coupés, le vieux moulin d’Hobbitbourg rasé, des cheminées rouges fumantes d’une noirceur inconnu de la Comté. Il voulait rentrer aussitôt pour empêcher tout ça, mais Galadriel lui rappela qu’il était là pour accompagner son maître dans sa tache.

Frodon doutant encore, se résolu à y regarder à son tour. Sa vision ne fît que le remplir de doutes et de questions, il y vit d’abord Bilbon, puis une silhouette qu’il prit d’abord pour celle de Gandalf, mais elle était vêtue de blanc et portait un bâton tout aussi blanc si bien qu’il aurait pu s’agir de Saroumane. La vision changea pour montrer la Mer, qu’il n’avait jamais vu mais qu’il reconnu, la silhouette noire d’un bateau aux voiles lacérées dans la tempête se détachai de l’horizon. Et la vision changea encore, d’abord une ville traversée par une large rivière, puis sept tours blanches et un étendard portant en emblème un arbre blanc.

Frodon ne connaissait rien de tout cela, la vision s’assombrie à nouveau, le miroir devint noir, totalement noir, comme ouvert sur le néant, puis un œil unique apparu, grossissant lentement jusqu’à occuper entièrement la surface du miroir. Jaune et vitreux, comme celui d’un chat, nimbé de flamme, le feu jaillissant de la fente noir de la pupille. L’œil cherchait sans cesse, et Frodon compris qu’il était lui même l’objet de cette recherche. Il se savait en sécurité ici, hors de son champ de vision, mais l’anneau qu’il portait autour du cou devenait lourd, et la vasque devenait chaude. La vision se dissipa enfin. Frodon recula, tremblant de tout son être.

Galadriel savait ce que Frodon avait vu, car cela ce passait aussi dans son esprit. Elle apaisa ses craintes, lui rappelant qu’il était ici en sécurité sous la lumière d’Eärendil, l’Étoile du Soir. Et Frodon vi l’anneau que Galadriel portait, il compris de lui même de quel anneau il s’agissait. C’était Nenya, l’Anneau de Diamant, l’un des Trois anneaux des elfes.

Comme il venait de prendre conscience de toute la puissance de son hôte, Frodon proposa naïvement l’Anneau Unique à Galadriel. Elle leva la main, et de son anneau jailli une grande lumière, n’illuminant que sa personne et laissant tout le reste dans l’obscurité. Galadriel parût grandir, d’une beauté admirable et insoutenable.

« A la place du Seigneur Ténébreux, vous établirez une Reine.
Et je ne serais pas ténébreuse, mais belle et terrible comme le Matin et la Nuit!
Belle
 comme la Mer et le Soleil et la Neige sur la Montagne!
Terrible comme la Tempête et l’Éclair!
Plus forte que
 les fondements de la terre.
Tous m’aimeront et désespéreront! »

Galadriel baissa la main, et tout se dissipa, la lumière de son anneau s’évanoui, et elle se retrouvait simplement une mince femme elfe vêtue de blanc. « Je soutiens l’épreuve. Je diminuerai, j’irai dans l’Ouest, et je resterai Galadriel » dit-elle avant d’inviter les hobbits à rentrer.

Le lendemain il faudra quitter cet havre de paix, et cette nuit là les neufs compagnons furent une dernière fois convoqués auprès de Celeborn. Il fallait décider de la route à suivre…


C’est ainsi que ce termine ce que j’appellerai la première saison, carrément. En jeu la Communauté de l’Anneau n’ayant pas encore quitté la Lorien, je ne continue donc pas le récit. Je ne peut pas non plus vous dire quand il reprendra. J’aimerai vous dire à l ‘été prochain, mais je craint que d’ici là Turbine n’ai pas fait avancé de beaucoup nos neuf compagnons. On verra bien le moment venu.

En attendant, voici les premières lignes de la seconde saison.


Aucun chemin définitif ne fût choisi. Aragorn qui se retrouvait maintenant avec le fardeau d’accompagner l’Anneau jusqu’au bout, décida de bénéficier des flots du fleuve pour les mener jusqu’au portes du Gondor, ainsi il repoussera d’autant le choix du chemin à emprunter.

Alors Celeborn ordonna les préparatifs, trois embarcations fûrent préparées. Le lendemain, du Lembas, le pain de voyage elfique, fût donné en quantité. Ainsi que de la corde elfique, et des manteaux cousu de la main même de Galadriel. À la fois chaud ou frais, selon les besoin, ces manteaux sont d’une couleur indistincte, tantôt verts, tantôt gris ou brun ils changeaient en fonction de la lumière et offriraient si le besoin s’en fait sentir un atout remarquable pour passer inaperçu.

L'Anduin séparant la Lorien de la Forêt Noire et coulant régulièrement du nord vers le sud.

Avant leur départ, la Communauté de l’Anneau devait encore profiter de la présence du seigneur Celeborn et de Galadriel. Lors d’un dernier repas d’adieux.

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