Les 6 ans : biographie de Wirenth

La nuit descendait sur le Gouffre de Helm, au loin le grondement de tambours commençait à se faire ressentir. D’après les éclaireurs 10 000 Uruk-hai étaient en route, accompagnés de trolls et d’hommes du pays de Dun. Nous étions une poignée face à des milliers, le destin des peuples libres était en marche.Les mains posées sur les remparts de Fort le Cor, j’observais les derniers préparatifs en compagnie de Clairete. Nos chemins s’étaient croisés au détour d’un souterrain de Cavenain. Et nous voici aujourd’hui face à notre destin.
Les Gardiens des peuples libres étaient venus grossir les rangs des soldats de Théoden. Les Vétérans de la confrérie s’étaient rassemblés dans la salle de briefing. Peu d’entre nous avaient déjà combattu dans une bataille de cette ampleur. Olchaldir, notre chef, était assis dans un coin à nous observer, pendant qu’Adurim, fraîchement promu au rang d’officier exposait les rapports des éclaireurs aux officiers de Théoden. Nous écoutions tous plus ou moins attentivement, pour ma part j’observais mes camarades : Vahlorn, Saxey et Priad étaient en train de discuter à voix basse des positions qu’il faudrait maintenir. Gloinmli triturait dans sa main un médaillon contenant une mèche de cheveux, de Dame Katapostrophe, disparue lors d’une attaque de troupe de guerres au Rohan est. Maître Groliak et Dame Clarrae jouant une mélodie pour raffermir notre détermination.
Les dames Awat et Melusenne ainsi que Sir Dejolas, étaient en plein débat sur le type de nourriture à fournir aux Rode-Marais.Un bruit me fit me retourner, Barbenoire venait de faire tomber un plat de tourte préparé avec soin par Bilelmas et Techa, s’attirant par la même le regard de la salle sur lui. Je me rendis compte d’une absence.
Où était passé Brostin ?
Jamais aux réunions notre maître chasseur.
Utilisant mes sens elfiques, je sortis discrètement à la recherche du ténébreux chasseur. Au bout de quelques minutes de déambulation, je croisais une partie de nos archers en plein entraînement : Derangond, Elarnil, Poupoulas et Shingashook pour ne citer que les plus connues d’entre eux, au loin, je voyais Larween et Carchambar sous les conseils avisés de Clairete, apprendre à mettre en place des pièges à piques et autres surprises, si les murailles tombent ces champs de morts devraient nous permettre de nous retirer à fort le cor.Le talent de nos maîtres archers sera mis à rude épreuve ces prochaines heures. Plus loin, je retrouvais Ignan et Clairons en plein duel entouré de Spectrenoir, Clapucine, Lunabel, Kirloo, et Ssax, d’autre part une grande partie des Gardiens des peuples libres était ainsi réunie dans la cour de la forteresse à préparer leurs équipements, ou a peaufiné leurs techniques de combat.
Sur la tour sud, on pouvait apercevoir les éclairs de continuité des Gardiens de Runes sous la tutelle des seigneurs nains Pollutril et Danli. Un parfum familier vint à mes sens et je sus que Brekke en faisait partie.
Quant à Galirm, que j’avais croisé quelques heures plus tôt, il devait encore être en train de compter ses sacs d’or, son obsession pour ces derniers et sa passion des femmes étaient légendaire parmi les Gardiens, un jour proche nos cambrioleuses de charmes, le déposséderont de sa fortune. Un éclat de lune perçant les nuages, se refléta sur la garde de mon épée et entraîna mes pensées dans un lointain souvenir.

—–2770, du troisième âge, ville de Dale au pied d’Erebor

Dale était alors une ville atypique, une cité prospère dans l’ombre d’Erebor, où les peuples libres des Terres du Milieu se côtoyaient. Brekke me parlait régulièrement de l’Arkenstone, la pierre qui ornait le Trône du roi sous la montagne.
Ce jour-là, sortie entre filles : Talisa, Brekke, Poupoulas et Elarnil, m’entraînaient sur les étals des marchands de l’Orient. Il était obligé, d’après elles que je change de look. L’armure lourde n’étant pas une option pour les soirées mondaines. Entre soieries et draperies, dentelles et flanelles, les heures passèrent et la journée finit par s’achever. Nous nous retrouvions à manger une glace au bord de la fontaine. Mes économies avaient fondu à mesure que les sacs se remplissaient. Une réception devait être donnée au palais d’Erebor cinq jours plus tard et nous y étions conviés. Les plus beaux partis des Hommes, des Elfes seraient présents, et aussi les nains étant donné qu’il s’agissait des hôtes, mais quel Elfe digne de ce nom voudrait épouser un Nain ?
En parlant de Nains ; Poupoulas était en train de s’amuser avec un de leurs enfants, quand sa mère (on supposa que c’était sa mère au son de sa voix) l’appela, « Gloinmli, n’embête pas cette damoiselle ».À cette époque qui aurait cru qu’ils finiraient un jour par habiter la même demeure.
Quelques heures plus tard, allongée sur la terrasse panoramique de l’auberge, j’observais le soleil rejoindre les montagnes, laissant la lune naissante prendre son quart. Le vent du Sud était chaud, je sentais encore son souffle sur ma nuque et entendait une voix me susurrer à l’oreille
« Wirenthhh … Wirenthhhhhh, réveille-toi… » La voix de Brostin … ici à Dale …

—-Gouffre de Helm de nos jours —
Assaut de la main blanche h-3 heures
La douce chaleur du vent était en fait la respiration de Brostin sur ma nuque.
« Tu serais morte ma chère, me dit-il de sa voix moqueuse.
– Je n’en suis pas si sûre, lui rétorquais-je. Tu risques de finir à travail dans un Harem mon cher Brostin en lui adjoignant de baissé le regard sur mon poignard et de son emplacement critique.
« Tu devrais savoir qu’une ELFE se fait rarement surprendre ». Une fraction de seconde plus tard, je fus bloquée contre le mur et désarmée. Il avait bien changé le jeune damoiseau, que j’avais rencontré quelques années auparavant, des rides naissantes étaient apparues au coin de ses yeux et l’insouciance de la jeunesse avait laissé place à la froide détermination de la maturité.
« N’oublie pas DragonHeart, que le sang Elfique coule aussi dans mes veines, j’ai senti que tu me cherchais, susurra Brostin à mon oreille.
-Je voulais savoir comment tu te sentais avant la bataille.
– Rien à dire à ce sujet », ne me répondit-il distraitement en ramassant mon poignard. Il l’observa, et le fit tournoyer dans sa main. Puis il reprit : « Pasanius a fait du travail remarquable, tu es toujours restée vague concernant cette période de ta vie, Wirenth. Ta cicatrice vient de cette période si je ne me trompe pas, non ?
Je repris mon arme sèchement, et lui tournais le dos pour partir, lorsqu’il me retint
« Raconte-moi Wirenth, demanda-t-il, nos destins vont se jouer cette nuit, s’il te plaît dis-moi ce qu’il s’est passé ce jour-là, je veux savoir.
– Rien, il ne s’est rien passé, je n’ai rien à te dire. »
Je lui donnais un coup de coude dans l’estomac, et partis en courant, les yeux remplis de larmes. J’entendis Brostin me rappeler, mais je ne pouvais ni ne voulais lui parler.

— Cavernes étincelantes H -2 Heures.

J’avais réussi à échapper à Brostin et je n’avais qu’une seule envie : prendre un bon bain chaud qui me ferait du bien. Les rapports des éclaireurs laissaient entendre que les Uruk-haï attaqueraient à l’aube, j’avais donc un peu de temps devant moi.J’enlevais mon armure, chaque plaque avait la douceur de la soie, mais était aussi résistante que le plus pur métal. Il s’agissait d’une armure Draigoch, un ancien Drake qui terrorisait les peuples de l’Enedwaith. Les Gardiens l’avaient vaincu et de somptueuses armures fabriquées à partir de ses écailles et ossements en avaient été les récompenses.L’eau des cavernes était étonnamment tiède et vivifiante. C’était un bonheur après ces semaines d’aventures, combats et longues chevauchées. Le dernier bain remontait à une bonne semaine à Edoras. Calas Galadhon et ses eaux thermales me manquaient.Les cavernes portent bien leur nom : une myriade de lumières se reflétaient sur les parois.Mes mains débarrassaient mon corps fourbu de la crasse, et de la fatigue accumulée. Mes doigts s’arrêtèrent sur la seule imperfection de ma peau d’albâtre, une marque sur le dessus de mon sein gauche, la marque de Smaug, le cœur du Dragon … Dragonheart.

—— Dale l’attaque du Dragon —–

Des flammes envahissaient l’auberge, la fumée âcre me réveilla, au même moment où Brekke entrait dans la chambre
« Wirenth ! Talisa ! Dépêchez-vous ! »
La ville était à feu et à sang, la fontaine du glacier n’était plus qu’un amas de pierres fondu, entourée des cendres des passants matinaux, une odeur âcre de chair brûlée flottait dans l’air, nous étions hébétées. Que se passait-il. La réponse nous vient rapidement, lorsque nous entendîmes une Sentinelle perchée sur une tour crier :
« Le Dragon revient fuyez »
Le pauvre homme fut alors prie dans une langue de flamme, son corps tomba à côté de nous, sinistre présage. Je me rendis compte à ce moment-là que nous avions échappé à la mort grâce au talent de protection de Brekke, dont la bulle protectrice scintillait autour de nous. Me retournant vers ma cousine, je vis que l’effort intense l’avait passablement affaibli.
« Talisa, soutiens là, nous partons pour la forteresse d’Erebor ».
Au détour d’une rue, à notre grande surprise nous tombions sur Poupoulas, cette dernière tenant par la main, le gamin avec qui elle jouait encore il y a quelques jours, les yeux remplis de larmes. Où pouvait être sa mère ? Je compris au regard de mon amie, le destin funeste de cette dernière.
« Elarnil est partie prévenir le Seigneur Thandruil, m’informa Poupoulas.
-Le dragon peut revenir d’un moment à l’autre, nous devons partir pour Erebor, le palais devrait résister. Mais par où ? »
Je sentis qu’on me tirait le bas du pantalon, « je connais un passage oreille pointue, et arrête de m’appelle gamin, mon nom est Gloinmli fils de Pasanius Capitaine de la Garde de fer, Protecteur de l’Arkenstone », me répondit le petit Gloinmli. Qu’ils étaient vraiment susceptibles les nains. Nous suivîmes un moment Gloinmli à travers la cité dévastée, puis il s’arrêta devant un mur de granit.
« Contemplez le savoir-faire des nains » nous dit-il avec Fierté.
Le mur de granit s’ouvrir, et nous partîmes à travers moult galeries, éclairer par des myriades de gemmes. Depuis combien d’heures nous marchions ? Je ne pouvais le dire. Brekke ne s’était pas encore remis de sa rencontre avec le dragon. Pour finir, nous arrivâmes à nouveau sur un mur de granit.« Bienvenue à Erebor »; sourit Gloinmli.
Notre joie fut de courte durée. Le palais était ravagé, des dépouilles gisaient carbonisées, terrassées en pleine fuite. À mes pieds je ramassais une poupée de chiffon et la replaça dans les mains du petit être qui avait vu sa vie fauchée par la puissance du Dragon. Un bruit de pas me fit me retourner. Un Guerrier apparu, noir de suie, la hache ébréchée, et l’armure fendue, Gloinmli couru vers lui en criant : « PEREE vous êtes en vie » ! Le guerrier ne put répondre, il tomba à terre, une blessure profonde sur le côté droit du torse. Talisa se précipita sur lui et appliqua ses mains sur la blessure du vaillant combattant. Le gamin avait perdu sa mère, mais son père vivrait. Talisa était une jeune Maîtresse du Savoir, loin de l’expertise de dame Melusenne, ou de la maîtrise de sir Dejolas, mais elle sauverait ce père. Nous avions pu trouver refuge dans une partie retranchée de la garnison d’Erebor. Une source d’eau fraîche et des provisions nous permettrait de tenir le temps que Pasanius et Brekke retrouvent leurs forces.

——– Cavernes Étincelantes H – 1h30 ——–

« Dame Wirenth, Dame Wirenth … »

C’était, la deuxième fois que je me fais surprendre ce jour-là. Je me retournais dans mon bain, et je vis la jeune Eanna, fille du Capitaine Priad, approcher.

« Mon père vous fait demander, Dame Wirenth.
-À quel sujet ?
-L’ennemi arrive en vue du fossé de Helm. Notre confrérie sera en première ligne ce soir.
-D’accord, aide-moi à remettre mon armure ». Sortant de l’eau au même moment, je vis notre jeune Gardienne retourner, rouge comme une pivoine. Sa chaste réaction me fit sourire.

Elle me demanda :
« Dame Wirenth, est-il vrai que c’est Smaug qui vous à fait cette cicatrice ?
-Oui, la rencontre avec un dragon est rarement une partie de plaisir……. »

——- Erebor attaque de Smaug J+ 3———-

Nous nous étions réfugiés dans la forteresse d’Erebor, sans savoir que nous allions nous jeter dans la gueule du loup. Trois jours après avoir rencontré le Père de Gloinmli, nous décidâmes de nous extraire de la forteresse, Brekke et Pasanius ayant repris des forces. Nous avions dévalisé les salles d’armes d’Erebor. Trouver une armure fut peine perdue, la plupart étaient trop larges et trop courtes. Passant d’ombre en recoin, nous cherchions à rejoindre la surface. J’étais partie en éclaireuse. Au détour d’un chemin, mon instinct me permit d’esquiver une patte énorme et griffue.
« Une Elffee, chezzz moi » telles furent les paroles de Smaug à mon encontre.
Je sentis son haleine chargée de soufre,
« Seigneur des Vers, maître des Drakes, je m’incline devant vous,
-pardonnez-moi de vous avoir dérangé.
-La flatterie ne va pas te sauver, jeune elfe, les tiens ont exterminé mes semblables. »
Profitant de ces quelques secondes de répit, pour observer mon adversaire : un amas de muscles et d’os , une peau constituée d’écailles invulnérables et un maigre espoir, une écaille endommagée. Dans un mouvement vif, je me glissais sous l’imposant Smaug et plantais mon épée dans la blessure, cette dernière se brisa à l’impact et j’entraperçus le cœur du dragon palpiter. Une goutte de sang perla, et tomba sur moi, gravant à jamais sur mon corps, la marque de ma tentative désespérée.

Désorientée par le feu qui brûlait ma poitrine, je chancelai. Le dragon se pencha sur moi me recouvrant de son haleine fétide, sa gueule béante hérissée de crocs.
« Après une entrée composée de nains, je vais savourer ta chair tendre petite elfe, t’arracher les membres les uns après les autres, boire le sang qui va jaillir de tes entrailles.
-J’accueille la mort avec courage et dignité, lui répondis-je tout en me relevant. Mais je veux connaître le nom de celui qui va mourir.
-Mourir ? Qui? Moi ? Hahaha ! Mon sang te fait déliré pauvre elfette, c’est toi qui va connaitre la mort ; me souffla le dragon. LE majestueux Smaug, va abréger ta misérable vie ».

Mon côté gauche paralysé par la douleur, ma main droite armée du reste de mon épée brisée, je me préparais à affronter mon destin.
Un cri assourdissant le fit se retourner.
« BARUK KHAZÂD! KHAZAD AI_MENU! »
Pasanius se tenait fièrement au sommet d’une muraille à côté d’une baliste naine.
« Laisse l’oreille pointue tranquille, vieux paillasson ! Et viens te battre contre les derniers nains d’Erebor.
-Tu vas rejoindre les tiens, Nains ! rugit le dragon
Pasanius baissa la main et un trait d’acier partit sur le dragon, mais il rebondit sur les écailles.
« RECHARGEZ!
-Ton cure-dent ne me fait pas peur Gnome, lui répliqua le dragon.
-Tu me diras ce que tu penses de celui-ci, hurla Pasanius ; FEUUU !!!
Le trait de mithril fila, mais Smaug le rattrapa de sa patte griffue et mordit dedans, se cassant un croc au passage.
« ARGGGGG quelle est donc cette vilenie, grogna-t-il.
Ce moment d’inattention me permit de partir en chancelant vers une galerie annexe. Brekke et Poupoulas m’attendaient sur place, et la chaleur du pouvoir curatif de ma cousine apaisa ma douleur.
Smaug se retourna.
« Elfe où es-tu ? Gronda-t-il.
– ARMEZ LA BALISTE ! Viser la pierre bleue sur l’arche au-dessus de la coursive.
– C’est le dernier trait, père répondit Gloinmli.
– Que Durin nous porte chance. Une fois lancé, on file rejoindre les Oreilles pointues.
-Arrête de nous appeler de cette façon, nabot, lui fulmina Talisa.
– Tirez ! Intima Pasanius en lui lançant un regard furieux.
Le trait percuta la pierre qui provoqua l’effondrement de la salle, un piège nain dans toute sa splendeur ! Smaug fut ainsi pris dans l’éboulement.
Le dragon ainsi bloqué, notre communauté put rejoindre l’extérieur d’Erebor. Au loin la cité de Dale finissait de se consumer.
La chaleur montait de plus en plus, la goutte avait formé une fleur rougeoyante à travers ma tenue, tout mon corps irradiait, ma vue devenait trouble.
Pasanius approchait de moi sa dague à la main.
« il faut abréger sa souffrance, rapidement
-NON ! Ne la touche pas, lui intima Brekke en s’interposant des flammes dansant dans ces mains, ou je te grille.
-Je ne veux pas la tuer, mais la sauver, petite sotte. Faut lui retirer ses vêtements, pour voir l’étendue de la blessure. Le sang de dragon a la particularité de faire bouillir le sang de sa victime, avant d’attaquer le squelette. »

Pasanius écarta ma cousine et découpa le haut de ma tenue, le petit Gloinmli observant à l’écart, les joues rouges derrière sa barbe naissante.
« Junior apporte moi, ma pochette de cuir. »

Le jeune nain se dépêcha de rapporter la pochette de son père. Ce dernier en extirpa un pot d’onguent à l’odeur nauséabonde : de la bave de limaces géantes mélangée avec divers champignons et de la glaise, il étala la pâte sur ma blessure, je sentis une douce léthargie m’envahir…

« Brekke ! Talisa ! Vous êtes là ! »
Elles se retournent.
« Nooon ! Que vous est-il arrivé ?! »
Leurs crânes brûlés m’observent avant de tomber en poussière. Je me mis à courir. Je vis le petit Gloinmli, assis en se balançant de haut en bas. Il tenait quelque chose dans ses mains. Je m’approchais, et il se retourna. Ses orbites étaient vides dans un crâne pourrissant. L’odeur de soufre approchait. Mais aussi de la lumière et une voix.

« Poupoulas, c’est toi ? Mon amie ! Tu es en vie ! »
Je me rapprochais d’elle en courant, mais elle ne m’attendait pas. Puis je me retrouvais seule face au dragon.

Une voix, j’entendais une voix.

« Wirenth ! Wirenth, réveille-toi, c’est fini, Wirenth. »

La lumière se fit plus vive.

J’ouvris les yeux, où étais-je ?

Une pièce circulaire, des tentures dorées masquaient le paysage derrière une baie vitrée, des napperons dorés ornaient des tables d’ébènes rouges, contre le mur une peinture, relatant les faits d’armes d’un preux chevalier Elfe.

Ma volonté plus que ma force me fit me redresser dans le lit, soyeux étaient les draps de satin. Le sol composé de latte de mallorn, je connaissais cet endroit, mais ma fatigue languissante m’interdisait de reconnaître les lieux.

« Wirenth, reste allongée, me répondit une silhouette qui venait de rentrer.

-Père, c’est vous.

-Oui, mon enfant ; Vous revenez de loin me dit-il.

-Seulement d’Erebor, Père, je ne pus m’empêche de rire a ce moment la, mes cotes me rappelant a mon souvenir.

-Le royaume des nains, à disparu, la cité de Dale est en fumé. De sombre journées vont apparaître, le peuple de Durin a souffert. Nous sommes arrivés trop tard, et Smaug est un adversaire trop dangereux et retors pour pouvoir intervenir. La cupidité des Nains a été récompenser par le fléau des flammes.

– WIRENTH ; Hurlaient de joie Brekke et Talisa en rentrant dans la chambre.

– Du calme mes cousines, je suis blessée dans mes chaires , non dans mes tympans ».

Brekke se retourna, vers mon père, lui demanda.

« Seigneur Olchaldir, elle est guérie n’est-ce pas.

-Son corps a repris de la vigueur, mais son âme gardera le souvenir de cette rencontre à jamais ».

Sur ces mots, le seigneur Olchaldir, se retira.

——–

Combe du Gouffre de Helm H – 1 h 00

O.o le seigneur Olchaldir … est est … votre père. Demanda Eanna , éberlué par cette révélation.

-Oui, mon enfant , lui répondis-je avec un sourire, tu veux connaitre la suite de l’histoire ?

Elle ne répondit pas, mais je vu dans son regard, l’impatience de connaitre la suite.

——————

Demeure du seigneur Olchaldir, 1 mois après la fuite.

J’avais dormi pendant 1 mois de votre temps de mesure, avant de me réveiller. Mes forces étaient revenues, petit à petit, un matin je descendais prendre mon bain, dans les salles d’eau de la demeure familiale, une pièce entièrement recouverte de marbres blancs, des bancs d’ilex rehausser de mallorn. Une source d’eau cristalline, scintillante, ruisselant en cascade depuis le sommet de la pièce. Un toit de cristal, enchâssé dans les branches d’un mallorn.

M’approchant de l’eau, je fis glisser ma tunique au sol, laissant mon corps d’albâtre, rentré en contact avec l’eau purificatrice.

Absorber dans mes pensées je n’entendis pas, l’arrivé de mon frère.

« Wirenth, comment vas-tu » ; me demanda Anaruth.

Me retourna vers lui, quel fut ma surprise de le retrouver en compagnie d’un jeune Elfe. Mon impudique tenue, le fit prendre flamme, un Gardiens des Runes ne sachant pas contrôler ces flammes.

« Excuse-nous, de venir ici », je te présente Gloirefinedaile, un de mes élèves, notre tante Dame Melusenne te fait demande, le Nain Pasanius et son rejeton veulent une audience avec toi.

J’entendis le jeune GDR, prononcer dans un murmure, « dragonheart », ces yeux fixant la marque au-dessus de mon sein gauche, et ces derniers au passage. Ce qui lui valut en retour un regard à faire fondre un bloc de Skarn.

M’étant rapproché de ma robe, j’en sortit une dague, qui parti se loger dans le cadre de bois derrière eux.

» Sortez d’ici ………, au lieu de vous rincer l’œil ».

Après leur départ, je m’habillais avec hâte, rejoignant les appartements de ma tante. Je retrouvais sur place Le Père et le fils, ce dernier en retrait tenant un paquet dans sa main.

 

Combe du Gouffre de Helm H – 0 h 50

– Le nain Pasanius m’offrit cette magnifique épée répondit Wirenth, en tirant de son fourreau son épée à deux mains. Une lame ancienne derniers vestiges d’Erebor sauvez par Pasanius lors de notre fuite. Une lame elfique datant des premiers ages offerte en gage d’amitié entre nos deux peuples. Qu’il m’offrit à son tour.

– Mais Gloinmli ne peut avoir un âge aussi avancé et Pasanius vit encore comment est ce possible demanda Eanna

.- Après la chute D’ Erebor le fils et le père partir sur les routes et leurs périples les emmena a faire naufrage et ils finirent par on ne sait qu’elle miracle à survivre à une congélation de quelques centaines d’années avant que Brostin les découvre en Forochel.

– Wirenth, Eanna en selle nous partons pour le Fossé de Helm les appela Priad au loin.
La nuit va être longue songea Wirenth en montant sur son Destrier.

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