Archéo’LOTRO : Le session-play

Aujourd’hui sort une nouvelle mise à jour sur le Seigneur des Anneaux Online. La n°22 toute neuve et rutilante, celle qui nous emmène dans un endroit longtemps rêvé par les joueurs, le nord de la Forêt noire, Erebor et les territoires environnant Dale.

Vous allez peut-être trouver ça inapproprié, mais c’est le jour que j’ai choisi pour vous parler de vieilleries made in LOTRO. Oui, vous le savez LOTRO est un jeu qui va bientôt fêter ses 11 ans, un âge vénérable pour le genre. Et au fil du temps le jeu a accumulé dans les entrailles de son code tout un tas de choses qui ont eu le temps de prendre la poussière.

Vous voyez de quoi je veux parler ? Je parle des escarmouches, du combat monté, des hobbies, etc etc… Oui, il y a de bonnes chances pour que cet article ne soit que le premier d’une série plus ou moins longue.

Pour inaugurer cette série je vais vous parler du session play. Ou jeu en session pour les francophones. Introduit en août 2007, soit seulement 4 mois après la sortie du jeu, il a d’abord permis aux joueurs PvMP de dynamiter leurs soirées en jouant au milieu de la mêlée (à l’époque il y en avait encore dans les Landes) un troll de pierre faisant valdinguer les petits héros fragiles, ou un rôdeur du nord chassant le ouargue comme personne.
Mais aussi, et c’est plus fun encore à mes yeux, du côté PvE cette fois, un misérable poulet élevé au grand air de la Comté, qui allait avoir droit à son aventure à lui tel un Bilbo Baggins.

Le chicken-play a eu son succès à l’époque. Parce que notre poulet en question avait des moyens limités, à sa hauteur. Et les tâches qu’on lui demande étaient, et le sont toujours d’ailleurs, loin d’être triviales. Puisqu’il s’agit de voyager à pattes, sans vraiment pouvoir voler, aux quatre coins de l’Eriador.

Le plus dur à l’époque étant de rallier Fondcombe, sans véritable possibilité de voir le danger venir sous la forme des lynx furtifs de la Haute Lande. Mais il fallait aussi rejoindre Bree, l’Ered Luin, l’Evendim, les Terres solitaires et les Hauts du nord. Le tout en autant de quêtes, sans aide et avec 5 points de vie et autant de compétences.

Des compétences bien insignifiantes, la plus utile étant celle qui vous permet de feindre la mort. Une autre augmente votre esquive ou votre vitesse de course. Bref vous voyez le genre.

C’était donc un véritable défi que de parvenir à réussir toutes ces quêtes pour valider la prouesse qui était associée. Vous récompensant, en plus du titre, d’une cape du plus bel effet. Bon, il faut aussi avouer que beaucoup d’entre nous ont profité de leur confrérie ou de leur cercle d’amis pour se faire escorter, en toute sécurité, mais ça demandait tout de même une certaine organisation, le joueur poulet ne pouvant pas communiquer avec ses gardes du corps.

On aurait aimé au fil des années que cette petite quête hors du commun ait été un peu moins délaissée. En imaginant nous mettre dans la peau d’autres animaux. Et pourquoi pas des animaux qui savent véritablement voler ?! Voila qui nous aurait donné un second point de vue original sur la Terre du Milieu, après celui au ras des pâquerettes, celui aérien d’un rapace ? Stop le rêve !

Bon, je suis un peu mauvaise langue parce qu’on a eu d’autres occasions d’incarner un animal. Il y a eu cette fois dans la peau de Bill le poney, à l’approche de la Moria. Et cette autre fois dans la peau d’un méaras du Rohan. Cette quête-là était réservée aux joueurs ayant précommandé l’extension.
Et puis le chicken-play a eu droit à une nouvelle quête récemment. Celle où l’on doit désormais rallier la pointe de l’éperon de Minas Tirith, rien que ça.

La mécanique a surtout été utilisée par les développeurs pour nous faire vivre des moments d’histoire, comme des parenthèses dans la longue suite de quêtes. Chasser le sanglier comme Folca, vivre la seconde bataille du gué de l’Isen dans l’armure d’Elfhelm ou encore être témoin du serment des hommes des Montagnes fait à Isildur. De grands moments permis par cette petite mécanique.

Une vraie bonne idée selon moi, le bon outil qu’il fallait aux développeurs pour nous permettre de toucher du doigt la profondeur de l’univers de Tolkien tout en apportant un peu de fraîcheur au jeu. Et malgré le fait que le session-play ait un peu pris la poussière il nous réserve sûrement d’autres belles sorties à l’avenir.

Et vous ? Où étiez-vous en août 2007 ? Étiez-vous parmi les premiers à déchiffrer l’énigme posée par Sablonneux et à aider Billina et George ? Tout ça pour la gloire, une cape et un titre.

2 Commentaires

  • Schaildon Commenté le 6 mars 2018 Répondre

    haha excellent article !! le chicken-play, que de souvenirs, que de bonnes rigolades !! merci pour ce petit moment de nostalgie :)

  • Tamoth Commenté le 9 juin 2018 Répondre

    Oh bordel mais oui ! Le chicken play ahah, je ne savais même pas que ça portait ce nom ! Je me souviens avoir passé un nombre INCALCULABLE de minutes pour aller jusqu’à Fondcombe, d’arriver à seulement 200 ou 300m de la zone safe et de me faire bouffer d’un coup par un lynx furtif, j’avais tellement la rage :’)

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