Félicitations, vous avez trouvé la réponse à la première énigme, la silhouette de l’Auberge Abandonnée se dessine face à vous…

Chapitre I : L’Auberge abandonnée

La fin de la journée est là, le soleil s’apprête à passer sous l’horizon. Du haut de la colline où vous vous trouvez, vous distinguez la silhouette de votre prochaine étape. L’Auberge Abandonnée, vous pressez donc votre pas pour la rejoindre avant que la nuit soit entamée.

Arrivé devant la porte du bâtiment, vous vous rendez maintenant mieux compte de son état de délabrement avancé. Mais le vent d’ouest porte à vos narines l’odeur du marais non loin, il n’y a pas mieux pour s’abriter aux alentours, cette vieille auberge devra faire l’affaire, aussi vous passez le seuil de la porte, fatigué et sur vos gardes.

La clientèle est au moins à l’image de l’établissement, c’est à dire passablement délabrée elle aussi. Ruinée, soit par de trop nombreux hivers, soit par de trop nombreuses choppes, trop souvent remplies d’une bière infâme qui fait la renommée de l’aubergiste.
Vous prenez donc une place dans un coin sombre, entre la cheminée et l’entrée. Entrée que vous voyez désormais comme une éventuelle échappatoire si jamais quelques échauffourées venaient à ponctuer la soirée.

Bref, vous êtes las, l’aubergiste vient lui-même prendre votre commande. Vous optez pour un ragout de lapin et évitez soigneusement la bière ou toute autre forme de breuvage. Votre outre d’eau est bien pleine et fera amplement l’affaire. Mais avant de prendre votre repas, vous devez a tout prix régler le problème, celui qui vous dérange depuis que vous avez pris place. Cette table est des plus bancale, impossible d’y poser le coude confortablement.
Après un rapide examen, il ne s’agit pas de la table, mais du sol. En effet l’un des larges carreaux sur lequel la table s’appuie est nettement plus enfoncé que les autres.

Ce genre de détail, insignifiant au premier abord, vous les connaissez bien, c’est tout ce qu’il vous faut pour attiser votre curiosité. Après tout, nombre de vos aventures ont commencé sur des bases bien moindres. Aussi, en attendant que votre ragout soit servi, vous décidez d’inspecter comme il se doit ce carreau.

Il est parfaitement dimensionné pour ne pas rendre le pavement irrégulier, mais il est fait d’une pierre différente. C’est votre conclusion, après avoir gratté la crasse qui le recouvre. Mieux encore, à la surface de ce carreau, bien au centre se trouve ce qui semble être une inscription. Un simple symbole, qui doit être caché là depuis des dizaines d’années, peut être même un siècle qui sait.

Si seulement vous pouviez retirer ce carreau ! ;)

Impossible de retirer le carreau sans attirer l’attention sur vous. Le délabrement de l’auberge n’est pas une raison suffisante pour la détériorer davantage, c’est surement ce que vous répondrait l’aubergiste s’il vous prenait à retirer le pavement de sa salle commune. Vous n’avez rien pour relever l’inscription, tant pis, ce symbole est suffisamment simple pour être gravé dans votre mémoire. Il ressemble à un M, vous trouverez bien l’occasion de noter ça quelque part plus tard.

Le ragout au fond de votre estomac, vous décidez de prendre une « chambre »… Mais en descendant les escaliers vous manquez de dévaler les quelques marches, dans l’obscurité vous avez trébuché sur une buche de bois… Non, attendez, ce bougonnement ne vient pas d’une buche, mais d’un nain, ivre mort. Vous tendez votre bougeoir vers lui, pour vous excuser, ce faisant la lueur de la bougie se réfléchit sur la boucle de sa ceinture. Une belle boucle en bronze, bien large. À votre grande surprise, celle-ci arbore ce même symbole ! Vous essayez de réveiller ce nain, mais celui-ci est dans un trop profond coma, inutile d’y passer la nuit, il sera encore là demain, vous vous dites.

Allongé sur votre couche, vous cherchez le sommeil, il ne viendra pas. Votre esprit est maintenant pris au piège, vous savez que vous avez mis le pied sur quelque chose de croustillant.

Le lendemain, vous vous levez de bonne heure, à peine prenez-vous le temps de vous frotter les yeux que vous avez déjà monté les escaliers à la recherche du nain de la veille, espérant le retrouver l’esprit éclairci. Mais il n’en fut rien. Vous demandez alors autour de vous où ce nain pourrait bien se trouver, aucun n’a de réponse. Vous savez simplement que ce nain est arrivé il y a quelques jours, qu’il a vidé des tonneaux à lui tout seul durant tout ce temps, sans mot dire, rien. Et il est reparti très tôt ce matin, bien avant l’aube, sans prononcer le moindre mot.

Vous retenez un seul bon conseil parmi tout ce monde, celui de l’aubergiste, qui vous dirige vers le quartier nain de Bree. Après avoir passé la matinée sur la route, vous arrivez enfin à Bree. Vous connaissez bien la petite bourgade et vous vous dirigez rapidement vers l’entrée du quartier nain, demandant à qui veut bien vous adresser la parole des renseignements sur votre quête.

Combien de nains jouent contre le mur ?
La réponse en toutes lettres est le mot de passe pour la suite de l’histoire.