Arrivés de l’autre coté de la rivière, les quatre hobbits se retournèrent pour voir une forme noire là d’où ils venaient. Merry se posa bien des questions, mais Frodon ne voulu rien dire de suite, et lui proposa de patienter jusqu’à être à l’abris à la maison. Aussi les quatre compagnons prirent la route pour Creux-de-Crique, et arrivèrent bien vite.

Après un bon bain, Frodon, Pippin et Sam s’attablèrent pour la deuxième fois de la soirée, accompagnés de Merry et du Gros Bolger qui les attendais. À cinq ils mangèrent les champignons de Magotte, en quantité suffisante heureusement sans quoi ils se les seraient disputés. Là Frodon pensa à son secret, cela faisait déjà un bout de temps qu’il réfléchissais à comment leur annoncer son départ. Quelle ne fût pas sa surprise lorsque Merry le devança, il avait tout deviné bien avant. En fait depuis plusieurs mois même, ils conspiraient, tout les trois Merry, Pippin et Sam pour dévoiler les secrets de Sacquet.

Alors Frodon n’eut plus à leur annoncer son départ. Et ses trois amis avaient eût eux même le temps de se décider pour partir accompagner Frodon, où qu’il aille. Ensemble il décidèrent donc de quitter Chateaubouc à l’aube, et de sortir du pays par la Vieille Forêt et ainsi préserver le secret de leur voyage. Merry semblait connaître la forêt suffisamment pour ne pas s’y perdre, malgré les avertissements de Gros Bolger.

 

Le coin au Tournesaule, et le Vieil Homme Saule

Le lendemain, les hobbits passèrent la grille secrète qui donne accès à la Vieille Forêt, il était peu après sept heure. Après avoir marché en direction de l’est les hobbits  arrivèrent à la Clairière du Feu de Joie. Merry avait sût là retrouver alors que les trois autres commençaient déjà à douter de son orientation. Les arbres se faisaient de plus en plus oppressants. La Vieille Forêt est vivante disait Merry. Les arbres se parlent entre eux, ils bougent aussi, effacent les chemins et les sentiers, brouillant les pistes.

Sans s’attarder les voyageurs reprirent la route au sein de la forêt, entre les arbres toujours de plus en plus serrés. Après quelques signes inquiétant sur l’hostilité des arbres à leur sujet, les amis atteignirent le sommet de la Colline Chauve. Comme il était vers les onze heure, ils prirent donc leur repas de midi. En en profitant pour étudier la mer d’arbres sous leur pieds. Là où il fallait aller, et là où il ne fallait même pas s’approcher. Comme la Vallée du Tournesaule, cette rivière qui coule à travers tout le bois, source de toute l’étrangeté d’après Merry.

Après le repas ils prirent la direction du nord. Car les hobbits cherchaient à atteindre la route qui part à l’est de la Comté pour rejoindre Bree. Mais leur sens de l’orientation fût mis à rude épreuve. À chaque fois qu’ils pensaient tenir la bonne direction, très vite ils se rendaient compte que non, et cela à plusieurs reprises. Ils corrigèrent leur pas tant de fois qu’au bout du compte ils ne savaient plus du tout vers où ils allaient. Jusqu’à ce qu’ils mirent les pieds sur la rive du Tournesaule. Tout à fait à l’opposé de leur objectif. C’était comme si la forêt les avait mené là où elle le souhaitait.

Merry trouva là un sentier que les hobbits empruntèrent, presque à contrecœur, mais c’était là le seul passage. L’après midi touchait à sa fin quand ils tombèrent sous le coup d’une terrible somnolence, faisant de chaque pas un effort plus grand que le précédent. Merry et Pippin, comme assomés, se mirent au pied d’un grand saule, à deux pas de la rivère. Frodon sur la rive, et Sam s’éloigna un peu. Soudain Sam entendit deux sons bien distincts, le premier c’était Frodon qui venait d’être jeté à la rivière par une des racine du saule. L’autre c’était Merry et Pippin qui venait d’être comme avalé par le vieil arbre. Seules les jambes de Merry dépassaient encore, et Pippin était totalement pris.

Frodon et Sam furent pris de panique, les coups contre le tronc était sans effet, et le feu qu’avait allumer Sam semblait aggraver le problème plus que tout. Il fût vite éteint, mais Merry et Pippin était toujours à moitié mangés par l’arbre. Et cela allait empirant, Merry n’avait plus que ces pieds de libres.

Il n’y avait plus que de la panique chez les deux autres hobbits quand une chanson aux paroles inintéligibles se fît entendre. C’était là une étrange personne qui apparût. Ni hobbit, ni homme, comme entre les deux, vétue de vêtements bigarrés, un vieux bonhomme se présenta.
“Je suis Tom Bombadil. Dites moi quels sont vos ennuis ?” Il fût très vite mis au fait de la situation et en un mot ou presque, sembla commandé le Vieil Homme Saule, comme il l’appelait, et aussitôt les deux malheureux hobbits furent extraient des sombres fentes de l’arbre, qui se refermèrent aussi sec.

Puis Bombadil les rassura, avant de les mener vers sa maison, qui se trouvait un peu plus loin a l’est. Là ils furent accueilli par un chant de Baie d’Or, la femme de Tom, et rien que ça dissipa la moitié de leur fatigue.


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