Après avoir marché vers l’ouest quelque temps, les trois hobbits traversèrent l’Eau, pour se retrouver sur sa rive sud. Puis bifurquèrent vers le sud-est pour arriver dans le Pays de Touque avec l’intention de traverser le Pays des Collines Vertes. Toujours en veillant à ne pas trop s’approcher de la route.

 

La route ne fait que commencer

 

Cette route traversait le Pays de Touque et le Pays des Collines Vertes, jusqu’à Castelbois et Stock. Mais nos hobbits n’en étaient pas là encore. Pour le moment ils grimpaient dans les collines au sud de la grande route qui traverse la Comté d’ouest en est, et n’avaient pas encore atteint la route qui serpente entre les collines.

La nuit était tombée sur la Comté, et nos hobbits marchaient toujours, vers l’est cette fois. Peu après minuit, tout trois décidèrent qu’il était temps de prendre un peu de repos. Il atteignirent un bosquet de vieux sapins, établirent un feu de bois secs et s’assoupirent.

La journée suivante, nos trois compères poursuivirent leur route vers l’est, vers le Bout du Bois, un coin encore sauvage, peu fréquenté par les hobbits, ni par quiconque d’ailleurs. Les hobbits marchaient donc sur le chemin, car ici il n’y avait plus guère de route ni de raison de s’inquiéter.

C’est au milieu de l’après midi que Sam entendis le premier les pas d’un cavalier sur sa monture. Suivant les conseils de Gandalf, Frodon se précipita pour se cacher en contrebas du chemin, suivit de près par ses deux compagnons. Quand le cavalier arriva à leur hauteur, Frodon distingua une haute figure, sous un manteau noir, le visage dans l’ombre de la capuche, le tout perché sur un cheval tout aussi noir que le manteau de l’homme. Rien de rassurant, si ce n’est la vue de ce cavalier s’éloignant des hobbits.

Leur prudence renouvelée par cet inquiétant cavalier, les hobbits quittèrent le chemin pour poursuivre leur route à travers bois et fourrés. Ainsi jusqu’à la tombée de la nuit, et même au delà. Jusqu’à ce que de nouveaux bruits de sabots se fassent entendre. C’était une fois de plus un cavalier noir, il cherchait quelque chose, mais n’eut pas tout le temps qui aurait voulu car à ce même moment des chants et des rires s’élevèrent et le cavalier s’en alla précipitamment.

C’était des chants d’elfes, comme il en passe rarement dans ces bois. Il trouvèrent les hobbits, et ceux ci furent d’abord émerveillés puis rassurés par cette heureuse rencontre. Pippin évoqua les deux cavaliers noirs, cela sembla préoccuper la compagnie d’elfes aussi ils leur proposèrent de faire un bout de chemin ensemble et de passer la nuit.

La compagnie était menée par un elfe nommé Gildor Inglorion, de la maison de Finrod. Et Frodon eut l’occasion de discuter avec lui, demandant conseil sur sa mission, sans vouloir en dévoiler les secrets, pas même à un Haut Elfe. Ils étaient tous assemblés là sous les frondaisons, paisibles, non loin des lumières de Castelbois.


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