Quittant Bree la compagnie ne resta pas longtemps sur la route et très vite Aragorn mena les hobbits dans des chemins de traverses, sous les bois du Pays de Bree. Aragorn avait l’intention de mener les hobbits vers le Mont Venteux dans un premier temps, et cela voulait dire traverser les marais de l’Eau au cousins. Horrible fût ce chemin, jamais les hobbits ne se seront senti aussi loin de chez eux, parmi les moucherons, moustiques, punaises et nibricqueux.

Cela faisait quatre jours que la compagnie avait quitté Bree, les nuits dans les marais, trop inconfortables, ne leur laissaient pas l’occasion de dormir véritablement. Aussi ils virent loin à l’est des lumières éclatantes dans le ciel, Aragorn n’arrivait pas à déterminer ce qu’elles étaient. Le cinquième jour la compagnie quittait enfin les marais pour entamer l’ascension des collines qui se trouvaient à l’est. la chaîne de colline s’étirer en face d’eux du nord au sud, la plus haute d’entre elle se trouvait en bout de chaîne au sud, c’était le Mont Venteux.

La longue route, au pied du Mont traverse toute la région

Les collines étaient nues, la terre sèche, et aucun abris pour se cacher des yeux de l’ennemi, corbeaux, faucons, et d’autres espions plus hostiles encore. Si Aragorn tenait à rejoindre le Mont Venteux c’est qu’il espérait y trouver les traces de Gandalf, tout en s’assurant une bonne vue sur tout ce qui pourrait venir vers eux. Mais c’était à double tranchant, car une fois que l’ennemi aura fini de les chercher dans les collines c’est assurément vers le Mont Venteux qu’il se dirigera. La compagnie ne devra pas rester sur ses flancs trop longtemps. Il leur fallu un jour et demi de plus pour l’atteindre.

C’est donc le sixième jour à midi qu’Aragorn et les hobbits commencèrent à gravir les pentes du Mont Venteux. Ils trouvèrent sur le flanc ouest un abris où Sam et Pippin restèrent tandis que les trois autres continuèrent la grimpe pour atteindre le sommet. Là haut ils trouvèrent un gros caillou avec la lettre “G” et le chiffre “3 ” gravés dessus, sans en être sûr Aragorn en à déduit que le “G” signifiait “Gandalf” et “3 ” pour “3 octobre”. L’herbe au sommet était aussi complètement brûlée, et les cailloux et petits rochers étaient aussi noircis. Aragorn se rappela des lumières qu’ils avaient vu trois jours plus tôt dans les marais. Si Gandalf est passé par là, il à dut être attaqué, c’était la conclusion d’Aragorn. Aussi il leur fallait rejoindre Fondcombe au plus vite maintenant.

Alors que Frodon prenait conscience de la longue route qu’il leur restait à faire, il vit sur la route plus bas des formes noires, deux à l’est, et trois autres plus à l’ouest, se mouvant les unes vers les autres. Au même instant Aragorn et Merry se mirent à terre, si les hobbits ne pouvait distinguer leur forme précisément, Aragorn lui le pouvait et il s’agissait là de cinq Cavaliers Noirs. Il descendirent du sommet en rampant par la face nord, pour rejoindre les deux autres hobbits.

La décision fût de ne pas bouger et de rester dans l’abris hors de vue de l’ennemi, Aragorn fît un feu, et si cela paru bien indiscret aux hobbits, Aragorn savait que les Cavaliers Noirs craignaient les flammes. La soirée se déroulait, l’homme raconta l’histoire de Beren et Luthíen aux hobbits pour les rassurer avant de passer la nuit. Mais il n’y aura pas de repos pour nos hobbits cette nuit là.

Les Cavaliers Noirs s’étaient approchés de l’abris, dans la nuit ils n’étaient que de vagues ombres difficilement discernables. Merry et Pippin se jetèrent au sol pris de terreur, Sam tout près de Frodon vit le trouble s’en emparer. Un sombre commandement le poussait à passer l’Anneau à son doigt, ni pour tenter de fuir ou de se dissimuler, non juste pour mettre l’Anneau. La tentation se fît de plus en plus insupportable et Frodon ne pût y résister. Là Frodon vît la scène autrement, pour la première fois il distinguai la véritable forme des Cavaliers Noirs, de hautes statures décharnées, des figures blanches au heaumes d’argents, poignards et épées d’acier.

La plus haute des formes se détacha des autres, elles portait une couronne, et tenait une épée et un poignard enveloppé dans une pâle lueur. Frodon saisit sa propre épée et se jetta en avant pour blesser l’ennemi au pied, un cri strident s’éleva dans la nuit. Au même instant le poignard de l’ennemi vint percer Frodon à l’épaule. Aussitôt il s’évanouie avec tout juste le temps de retirer l’Anneau de son doigt. Aragorn mis en fuite l’ennemi à l’aide d’un brandon de bois enflammé, mais la blessure de Frodon était bien réelle.


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