– Extraits des carnets de Voyage de Nalrin Neigecoeur, ancien bibliothécaire des archives d’Erebor et érudit en exil. –

Ces pages constituent le brouillon d’une lettre que Nalrin destine à son neveu, Kyr Givrebarbe. Cette lettre peut elle-même se considérer comme une suite de ses considérations folkloriques à propos de la Vieille Forêt

Page I. Un fermier fort sagace…

Mon neveu,

Il va falloir sérieusement songer à te fixer quelque part. Je dépense une fortune pour entretenir une correspondance avec toi. Figure toi que le postier hobbit me demande à chaque fois des suppléments… Le bougre à le plus grand mal à te dénicher. Depuis que je requiert ses services il se plaint de ne plus jamais voir sa femme et ses enfants. Je ne sais quoi penser à propos de ta dernière histoire… Je suis sceptique. Comment penser que tu aurais put sauver un village de la menace d’un seul ours…? Puis tu racontes mal, mon pauvre nain ! Mais mal ! Tu ne mets aucune emphase sur la taille de la bête, sa dangerosité, rien de rien ! Je me suis permis d’insérer cet épisode dans ta chronique, en y insérant quelques détails croustillants. Ta traque se passe pendant une nuit d’orage, et la bête enragée a pris un goût malsain pour la chair hobbit. Je te vois déjà rouspéter, mais je t’assure que c’est nécessaire.
Aussi… Cela n’était pas nécessaire de me faire parvenir la pelisse de la bête. Que vais-je en faire ? Kyr, tu me causes bien du souci. Tu ne peux pas te figurer avec quels drôles d’airs les clients de l’auberge du Perchoir Doré observèrent cette peau quand elle me fut livrer à l’impromptue dans la salle commune.

Le Père Magotte en habit du dimanche
Le Père Magotte en habit du dimanche

Bref.
Je t’écris cette lettre pour t’exposer les derniers fruits de mes récoltes d’informations à propos de la Vieille Forêt. Je suis tombé sur un drôle de personnage dans le Pays de Bouc lors de mes pérégrinations autour du Maresque. Un notable, assurément, mais à la manières des Petites Gens de la Comté. Un certain Magotte, donc. C’est un fort aimable hobbit, quoique méfiant des étrangers à sa manière. Tiens toi pour dit que je fut donc invité à une veillée dans sa ferme. Il est maître de son propre domaine, la Haricotière. Des rumeurs à mon égard lui étaient parvenus aux oreilles, et ce sagace fermier savait depuis le début que je souhaitais combler ma curiosité concernant la Forêt. Bien que je sois dans l’impossibilité de t’expliquer pourquoi, tous disent de lui que c’est le hobbit le plus familier des mystères de la Forêt.

Après avoir profité des talents culinaires de Madame Magotte et m’être remplis la panse de champignons, la veillée commença. Tout le personnel de la ferme s’installa autour de l’âtre, les pieds bien au chaud calés sous les trois féroces chiens du fermier. Les filles Magotte tisonnèrent le feu, et les fils fermèrent les contrevents pour éloigner la lumière de la lune. Dans la salle à manger, il y avait une drôle d’ambiance, je peux te l’assurer Kyr. Il y faisait tout noir, sauf autour de la cheminée rougeoyante… Et on pouvait distinguer par ci, par là, des points incandescents… Les pipes des hobbits installés ici pour profiter d’une bonne histoire.
Madame Magotte quant à elle circulait habilement entre tous et faisait passer des chopes pleines d’un cidre odorant. Un vieux métayer se lança… Albert Foscon est son nom, je crois. Il partit dans une histoire concernant les Hauts des Galgals, mais je ne put pas en entendre beaucoup… Aussitôt que j’eus ma chope de cidre en main, et ma pipe au bec, le Père Magotte me signe de sortir sur le porche. Sans qu’il eu besoin de claquer la langue ses chiens le suivirent. Nous fîmes bientôt installer sur le porche de bois, donc, à regarder la lune et à fumer en silence.

Il me dit alors qu’il avait une histoire à me raconter sur la Vieille Forêt, mais que cette histoire ci ne pouvait se faire entendre par les oreilles des plus jeunes. Se serait sa contribution à mon livre, qu’il me dit… Je peux t’assurer que je ne me fit pas prier. Je sortis bien vite mon écritoire et, attentif, j’ouvris mes oreilles comme si j’étais redevenus une barbiche d’une vingtaine d’années, prête à prendre la dictée d’un Gardien du Savoir. Je fut fort contrit de me rendre compte que la lumière de la lune ne me suffisait pas à prendre des notes… Mais alors que je me faisais cette réflexion, ne voilà pas que sort la femme du fermier, avec une lanterne à la main ! Elle l’accrocha sur une poutre du porche et je ne put que la remercier platement. Il n’y a pas à dire, ces Petites Gens savent faire preuve d’une hospitalité peu commune.

Le trou ou je loge au Maresque
Le trou ou je loge au Maresque

Je parie que tu t’impatiente déjà alors que l’histoire en elle-même n’a pas encore commencé, n’est-ce pas, Kyr ?  J’y viens, j’y viens. Moi je sais encore savourer les contes malgré mon grand âge. Mais je te laisserais juger s’il s’agit bien d’un conte, ou d’un fait réel. Si tu as encore en tête ma dernière lettre, tu doit te souvenir des vestiges brûlés de cette cabane, au cœur de la Forêt… L’histoire de Magotte tourne autour de cette chaumière.
Voilà donc l’histoire que me conta le Père Magotte du Maresque, le soir du 18 Solmath de la 1419 année, selon le Comput de la Comté. [ 18 Février de l’an 3019 du T.A, niais de neveu !]

Page II. Le Loup du Maresque

La cabane n’est pas une habitation hobbite, comme tout le monde semble le croire. A l’origine, ce fut la cabane d’un bûcheron du pays de Bree. Il commerçait souvent avec les marchands du Camp d’Adso, il y avait penser que s’installer à cet endroit faciliterais le transport du bois de chauffe qu’il débitait et vendait. L’homme se nommait Will Aballon, et avait pour femme Diane, et pour fille Dana. D’un tempérament sanguin il ne pouvait s’entendre avec les travailleurs du camp de bûcheron à l’orée du bois de Chet, alors il prit sur lui de trouver un endroit ou il serait maître de ses actions, et où il n’aurait pas à continuellement maîtriser son mauvais caractère.

Sa fille naquit dans la Forêt elle-même, dans cette cabane que Will Aballon avait construit de ses mains. Les hobbits du Maresque le prièrent à l’époque de prendre quartier dans le village même, ne serait-ce que par soucis pour la santé de la mère de l’enfant, mais il s’y refusa toujours. La naissance de l’enfant coïncide avec une vague de disparitions de bétail dans les alentours de la Vieille Forêt. La conscience populaire s’accordait pour parler d’un loup remonté des entrailles de la Forêt, du Val Grinçant. Entre les mots de Magotte, je crois aussi comprendre qu’en plus du bétail les hobbits comptaient certains enfants disparus…
Et que ce loup, donc , était d’une nature si féroce qu’il terrorisait à l’époque la plupart des Petites Gens. Les bûcherons ne sortaient plus qu’en équipe de deux ou de quatre, et ils en étaient venus à considérer leurs haches comme des armes bien plus que comme des outils. Oncques ne sortaient une fois la nuit venu, et le temps ou chaque chaumière laissait ses vantaux et ses portes ouverts n’était plus qu’un souvenir. Hors de question désormais de laisser des enfants mener les troupeaux aux pâturages, ou même encore d’autoriser les adolescents à aller batifoler en cachette aux couverts des arbres. Je vous vois déjà me demander ce que pouvait bien avoir ce loup de si terrible, qu’un cœur brave armée du fer d’une hache ou de la pointe d’une flèche ne pouvait  en triompher… Le Thain de la Comté de l’époque envoya même en Pays de Bouc quelques bandes de chasseurs, connus pour manier l’arc comme personne. Mais même eux n’eurent pas grands succès… Cette bête, selon Magotte, avait l’apparence d’un simple loup, mais sa ruse et sa cruauté faisaient qu’il ne pouvait être seulement ça.

Vue d’artiste

Certains disent qu’il était d’une malice hors du commun dès le moment de sa naissance, d’autre qu’a force de goûter à la chair hobbite il avait acquis la sournoiserie des mauvais hommes qu’il avait engloutis. Il pouvait ouvrir sans peine les portes, et les loquets des fenêtres, et quand l’envie lui prenait il affectionnait marcher sur ses deux pattes pour surprendre ses proies. Imiter la voix des proches de ses victimes, voila aussi un talent qu’il avait assurément… Car comme vous l’aurez compris, et je ne fais ici que retranscrire les dires de Magotte, il parlait. Mais je ne souhaite pas m’étendre plus avant sur son sujet, car ce n’est assurément pas lui l’objet de notre histoire.

Tu noteras toutefois que c’est à cette époque que le Grand-père de mon hôte fermier, le vieux Briscard Magotte, commença à élever de féroces et fidèles chiens de garde. Ceux que j’ai devant moi alors que j’écris cette histoire, Étau, Crocs et Loups sont les descendants de ces vieux chiens de garde.
Je doit me recentrer sur le cœur de notre histoire… La petite du bûcheron, Dana Aballon.
Si tu n’est pas un complet idiot, comme je l’espère, tu comprendras que je voulais te parlais te ce loup car il constitue une explication logique à la disparition de Will Aballon. Deux ans à peine après son installation dans la cabane de la Vieille Forêt et un mois seulement après la naissance de sa fille le pauvre homme disparut.
Kyr, je n’étais qu’au début du récit, mais déjà à ce moment pleins de questions me brûlaient la langue, pourtant je me retins. Même lorsque le vieux fermier dut rentrer pour raviver le feu de sa pipe, je ne piper moi-même mot…

Page III. L’histoire de Dana Aballon

Or, Will Aballon laissa au monde une femme, et une toute jeune fille. Magotte insiste sur le fait que les deux survécurent grâce à la bienveillance et à la charité des hobbits du Maresque. Elles vinrent s’installer dans un gentil petit trou qu’on leur avait trouvé, et  Eglantine Brandebouc, la mère de Célandine Brandebouc alla même jusqu’à dénicher une place de bonne à ChateauBouc pour la mère. Je me doute qu’elle fut plus qu’heureuse de quitter la cabane perdue au fond des bois. Les années passèrent, et la jeune Dana Aballon atteignit sans encombres les 16 hivers. Sa mère se mit alors à nourrir colère et jalousie envers sa propre fille. Cette dernière, que tous le monde décrivait pâle comme du muguet et pure comme un lys. Je n’ai pas le temps pour croquer son portrait, mais Magotte me l’a décris comme élancée, presque fine, avec de longues et lourdes boucles blondes, et des yeux aux couleurs du miel, presque transparents. Comme de l’ambre fantomatiques. Son teint de lait subjuguait autant les marchands du Camp d’Adso que les hobbits de ChateauBouc. Las de jouer les bonniches pour le Maître du Pays de Bouc, et aussi lasse de ne pas briller comme sa fille, la mère se trouva bien vite un nouveau mari. Un autre bûcheron, il faut croire, et ils s’installèrent ensemble dans un camp de bûcherons à la lisière de la Vieille Forêt. Je te parle là de sa lisière du Pays de Bree, sur les bords du Chemin Vert.

Veux tu imaginez, car moi je ne peux pas le concevoir, cette mère jalouse de sa propre fille ? Son enfant, qui n’avait pas les mains gercées, ni des crevasses autour des yeux. Son enfant qui profitait de cette beauté qu’ont les bourgeons. Le sang de son sang, qui quand elle riait faisait se retourner tout les hommes sur son passage. Car bien sûr, de manière involontaire elle charma de nouveau tous les jeunes fils de bûcheron du camp. La jalousie est toujours malsaine, mais celle que ressentait la mère de Dana Aballon lui pourrit le cœur aussi sûrement que le lichen corrompt celui d’un Huorn.
Aussi quand la mère rentra un jour du lavoir et qu’en poussant la porte elle vit son nouveau mari tenir sur ses genoux, étroitement et par trop intimement, sa propre fille, elle entra dans une rage folle et enferma la petite dans sa chambre. Les deux hommes avec qui elle partageait sa vie, avides de toutes discordes, s’en réjouirent. La mère ressassa toute la nuit sa rancœur et sa jalousie, et elle décida de bannir sa fille de sa chaumière. L’enfant devrait aller vivre dans l’ancienne chaumière de la Vieille Forêt.

Par ma barbe, Kyr, même toi qui n’est pas versé dans l’art du récit, je te vois déjà te dire: mais comment le Père Magotte peut il détenir toutes ces informations. Je te dirais que je n’en ai aucune idée, surtout qu’il n’était pas même une idée dans la tête de ses parents, à cette époque. J’ai eu vent des relations amicales qu’entretient Magotte avec Iarwain, le maître de la Forêt… Mais même cela n’explique pas tout. Toujours est-il que la petite dut aller vivre comme une recluse dans l’ancienne maison de son père. Les Hobbits de Chateaubouc se prirent de pitié pour elle. Une vieille sage-femme, la mère Bravet, eu l’idée de lui faire un vêtement à la fois pratique est esthétique qui lui servirait à masquer sa beauté. Tout de lin tissé, sentant le muguet, ce fut un grand chaperon blanc que la petite Aballon se vit offrir. La cape lui arrivait aux mollets et l’ample capuche lui masquait tout le visage. Ainsi elle ne pourrait plus attiser la convoitise, ni susciter la folle jalousie de sa mère.

Là, ma curiosité me vainquît, et j’en demandais plus à Magotte à propos de cet étrange vêtement. Il me répondit que le chaperon blanc est un objet traditionnel du folklore du pays de Bouc. Dans le temps les jeunes hobbites qui voulaient préserver leurs vertus et garder leur pureté intacte portaient sur elle ce blanc vêtement, et aucun hobbit, qu’il soit shirrif, paysans ou même Brandebouc , ne se serait avisé de leur faire des remarques salaces ou même de les regarder avec autre chose que de la retenue dans les yeux Ce détail bien précis tend à me faire penser que dans cette histoire, il doit au moins y avoir une belle et juteuse part de vrai. Non ?

Avec ce vêtement la jeune fille put revenir au camp de bûcheron du Pays de Bree. Il n’y eut plus de jeune pour se retourner sur son passage, plus d’homme pour la courtiser ou flirter avec elle. C’est à genoux et la voix humble qu’elle présenta des excuses à sa mère, et lui jura que plus jamais elle n’aguicherait son beau père, bien qu’elle n’en ait jamais rien fait, ni qu’elle se pavanerait pour obtenir des faveurs grâce à sa beauté. Si son visage était celui d’une repentante, son cœur était celui d’une vengeresse. Bien qu’elle ne sache pas comment apaiser sa colère pour le moment, elle se jura de ne jamais oublier d’en attiser les flammes. Le jour ou son intuition lui soufflerait que le moment de la vengeance était venu, elle répondrait présente.
À ce moment bien précis, personne ne se demandait comment la jeune fille avait fait pour survivre l’année qu’avait duré son exil dans l’antre même du Loup du Maresque. Moi, en tout cas, je me serais posé la question…

Page IV. La chaumière dans la Forêt.

Un jour, la jeune Dana alla voir son beau-père, et joua de ses charmes pour l’attirer dans la cabane de la Vieille Forêt. Elle prétexta l’envie de le voir un moment seule, pour lui avouer certains sentiments qu’elle avait à son égard. Kyr, je n’ai pas besoin de t’expliquer ce qui se trama dans la tête de ce dégoûtant vieux bonhomme… Ni de te préciser qu’il accepta le rendez-vous nocturne.
De même elle alla voir sa mère pour lui dire que grâce à ses charmes elle avait amassé une petite fortune auprès de colporteurs de passages, et que tout avait été bien caché dans la cabane. Si sa mère voulait seulement se donner la peine de l’accompagner, Dana lui montrerait tout cela avec le plus grand des plaisirs…

La Maison Aballon
La Maison Aballon

Magotte et moi nous accordons pour penser que le cœur de la gamine avait changé pendant son séjour dans la Forêt. Il était devenu mauvais et aigri par la rancune. La rancune est une soupe qui devient de plus en plus empoisonnée à mesure que tu la fait mijoter, mon jeune neveu. Souviens t’en.
L’année passé dans le camp de bûcheron à jouer les humbles et les repentantes… Ça ne dut pas arranger le cas de sa haine.
Le soir même, au temps et au lieu du rendez-vous vinrent la mère Aballon et le beau-père. Face à face, ils comprirent que l’on s’était joué d’eux, et se mirent d’un commun accord dans l’idée de faire payer Dana pour cette farce. Mais voyager la nuit dans la Vieille Forêt n’est pas la chose la plus sage à faire, et ils optèrent donc pour passer la nuit dans la chaumière.

Ils furent tirés de leur sommeil par le bruit de quelqu’un qui toquait à la porte. D’abord inquiets il finirent par se dire que cela ne pouvait être que leur fille, qui en définitive avait dut être retardée… Leur peur fut totalement soulagée quand la voix de Dana retentit derrière la lourde porte, leur enjoignant d’ouvrir !
Devant eux se tenait seulement les vêtements de celle qu’ils attendaient pour la punir de son retard: le chaperon blanc. Seulement ses vêtements qui tenaient bizarrement debout, avant de vite tomber au sol, en boule, pour en laisser jaillir un loup. La bête bondit dans la masure, tout en refermant la porte sur son passage. Toute la nuit les habitants du Maresque ayant leurs maisons au plus près de la Haie entendirent des cris inhumains venant de la Forêt. Ils ne purent que rassembler leur courage au matin pour aller voir de quoi il en retournait… Arrivés à la masure, ils virent un spectacle qu’ils ne devaient pas de sitôt oublier. La pièce centrale aux murs écarlates dégageait une odeur de sang immonde, et avait abrité entre ses quatre murs un drôle de drame…

Selon les dires des pauvres hobbits, il y avait un énorme loup en train de dormir, et contre son flanc une jeune fille drapée d’un chaperon rouge… Cette dernière enlaçait la bête et dormait du sommeil du juste, un sourire aux lèvres.  Au tout fond de la pièce, on pouvait deviner l’ombre de deux corps. Voilà ce que dirent avoir vu les hobbits… Albrand Brandebouc, Odocavar et Ronald Bolger, ainsi que Fouinard Bravet.
D’après le récit du Père Magotte, ils s’employèrent bien vite à barricader la porte et les volets de la masure, pour ensuite y mettre le feu, sans trop se poser de questions.
Après un tel récit, si le Père Magotte ne m’avait pas invité à prendre un lit chez lui pour la nuit, mon courage aurait été mit à rudes épreuves, laisse moi te le dire…

Page V. Mes conclusions

Les Chroniques du Livre Vert à ChateauBouc parlent en effet d’un loup plus mauvais et gros que les autres, qui aurait en son temps causé bien du tracas aux hobbits des environs. Le Journal du camp de Bûcheron du Bois de Chet mentionne aussi la présence d’un travailleur au mauvais caractère du nom de Will Aballon. La curiosité me faisant mal au ventre comme un ulcère, j’ai put aussi avoir un entretient avec un herboriste de Combe. Ce dernier en fouillant les notes de son père à put me confirmer que ce dernier aurait soigner une ou deux fois la femme enceinte d’un dénommé Aballon.

 

J’avoue ne pas être en mesure de définir ce qui relève de la réalité et ce qui relève du mythe, Kyr. Magotte, dans sa sagacité, à crut bon de ne rien me dire de plus pour que je me fasse mon idée. Si j’avais encore la vigueur nécessaire j’irais voir Iarwain dans son domaine. Lui saurait le fin mot. Mais toi, mon neveu et héritier, tu pourrais accomplir ce voyage pour satisfaire la curiosité d’un vieux nain de ton sang… Je n’aurais guère de repos tant que cette histoire n’aura pas eut un point final convenable. C’est cela aussi un héritage: continuer le chemin que les morts ont tracés avec leur volonté. Il sera de ton devoir de changer un peu le monde. Juste une goutte d’eau dans un lac sera suffisant. Ta goutte à toi sera d’entretenir la flamme de la mémoire chez les peuples oublieux.

Ton vieil oncle,
Nalrin

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6 Commentaires

  1. Je m’étais toujours demandé jusqu’à quel point la jalousie pouvait corrompre. Une mère devrait normalement aimer sa fille mais une petite tache sombre peut apparaitre et c’est alors qu’elle croît et grandit jusqu’à corrompre et noircir le cœur même de la personne. Le beau père n’est pas mieux et aurait bien pu ne vouloirs marier la mère que pour se rapprocher de la fille.

    Dans ma tête, le loup est la représentation de la haine croissante de la fillette qui s’est matérialisé en bête démoniaque. Elle ne serais pas sorti uniquement de la haine et de la rancœur de la jeune fille mais de toutes les haines combiné des gens, hommes, hobbits, nains, elfes. Chaque fois qu’un cœur deviens sombre, le mal croitra. Et ce mal est le loup.

    Ma théorie est peut-être un peu étrange selon certains mais elle ouvre au débats.

    Très bon texte en passant, il m’a beaucoup plu.

    Merci

    Avatar Kyr Givrebarbe
  2. Merci bien de tout vos commentaires ! C’est vraiment encourageant.
    Je fais mon possible pour induire un certains fil conducteur dans ces petits récits, et le Loup du Maresque ne verra pas les questions sur son origine demeurées sans réponse. Edward à eu le bon coup d’oeil pour deviner à quoi ce louloup était relié dans l’univers de lotro.
    Puis ce que tu dis est tout à fait juste Kyr, mais pense aussi que le Loup du Maresque était bien là avant la naissance de Dana. C’est donc bien une bestiole d’un certains genre. Nalrin va quitter le Pays de Bouc pour se retirer au Pays de Bree, et nous parler des points d’ombre de cette histoire.

    Avatar Nalrin Neigecoeur
  3. En fait, je ne pensais pas que le loup était né en même temps que la rancœur de Dana mais avec l’accumulation de toutes les haines au travers des siècle. Il serait devenu puissant grâce à ça. Il se nourrit de la haine des gens et celle de Dana était peut-être tellement irrésistible et délicieuse qu’il s’est approché de la jeune fille.

    Puis je me demande si le loup n’était pas lui même à l’origine un humain qui s’est transformé mais avec quel magie? Ça je ne peux pas le dire.

    Avatar Kyr Givrebarbe
  4. Tu va être intéressé par la révélation du prochain texte. En tout cas oui tu as raison…dans l’univers de Tolkien le mal attire le mal et la méchanceté corrompt jusqu’à la nature. Donc vraiment le mal dans le cœur de Dana à motivé le Loup du Maresque à l’approcher. Par contre il n’est pas si ancien que cela, sinon il aurait terrorisé la contrée bien avant les évènements de l’historiette.

    Pour ce qui est de sa vraie nature, je n’en dis pas plus ^^

    Avatar Nalrin Neigecoeur

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