Chapitre 2 : Le choix

La douleur était sans égale, même pour une arme en bois. Le frontalier n’y allait pas de main morte, et Audras en était conscient.

“Audras, les Hobbits sont des créatures rapides et agiles. Tu dois profiter de ces atouts pour me contrer efficacement.
De plus, notre portée est mince, la contre attaque devra donc être rapide, et mortelle. Es-tu toujours avec moi ?
– Oui, ne t’en fais pas, je t’écoute, dit Audras, affaibli par le coup d’épée reçu à l’estomac.
– Reprenons, EN GARDE !
– Peux tu me laisser une seconde, pour me reposer ?
– En combat réel, l’ennemi ne te laissera pas te reposer, tu dois être fort et endurant, montre le moi !”

Audras apprenait vite. Sa volonté et son endurance l’aidait à cela. En quelques jours d’entrainement, il maniait l’épée avec adresse, chose difficile pour un Semi-Homme.

– Mon ami, il est temps de nous séparer, je t’ai appris tout ce que je sais, et tu es un vaillant Hobbit désormais. Je serais fier de t’apporter mon aide durant ce voyage, mais la Comté est mon lieu-vivre, et je dois la défendre en cas d’attaque. Pardonne moi<
– Il n’y a aucun mal, répondit Audras. Tu as ta quête, j’ai la mienne, je te remercie pour tout, et te dis à bientôt.”

Il s’éloigna, fier de son entrainement, sous le regard bienveillant du Frontalier. Maintenant que le maniement de l’épée était réussi, il fallait trouver et monter un cheval. Le trouver n’était pas simple : Les Hobbits sont trop petits pour s’en servir.
Mais Audras devait en avoir un, il ne pouvait pas faire plusieurs centaines de kilomètres à pied, en apportant arme, armure et nourriture.
Il partit alors chez l’un de ses voisins, qui détenait deux chevaux. Arrivé devant chez lui, le vieil homme accepta sans hésiter : il appréciait énormément Audras
Audras lui promit alors de ramener son Cheval intact et le plus vite possible.
Une chose traversa alors l’esprit du Hobbit lorsqu’il récupérait son Cheval : La nourriture.
Audras partit donc chez son trou de Hobbit, le cheval à ses côtés.
Soudain, il vit une chose qui pouvait tout changer : Lobelia.
A peine était-il arrivé, qu’il entendait ces mots  : Acte…Propriété !
Un souvenir de quelque jours lui traversa l’esprit, l’acte de propriété ! Il l’avait laissé sur la table de son Salon !
De plus, sa tante devait être la depuis tous ces jours !
Elle se rapprocha, le regarda de haut en bas, et s’exclama :

“Que vous arrive t-il, Audras ? Vous voulez jouer au Héros avec votre armure ?
– Non, tante. Je pars en voyage, une affaire personnelle.
– Une affaire personnelle ? Vous, le Hobbit qui n’est pas capable de récupérer un acte de propriété à temps ? Laissez moi rire.. Vous devenez aussi fou que ce cher Bilbon ! Tout aussi… frappadingue !
– Et vous tante Lobelia, vous auriez pu passer par la fenêtre et récupérer l’acte, comme j’ai du le faire pour la maison de Frodon !
– Je… ne pensais pas que…
-L’acte de propriété est sur la table, coupa Audras. Récupérez le et allez vous en, je dois finir de me préparer.”

Pour la première fois, Lobelia n’a rien répondu. Elle s’est contentée de prendre l’acte, regarder Audras et son armure légèrement trop grande, et elle partit, plus rapidement que de coutume.

Il fallait maintenant apprendre à monter un cheval. Il pensait que ce serai tache aisée. Il sauta alors sur le cheval, qui se brusqua et le fit voler comme une plume. Audras entendait des rires derrière lui. Sa tante le regardait en riant fortement, et les Hobbits, curieux de nature, étaient venus assister à la scène.
Il se leva et se remis sur le cheval. Il tint quelques secondes avant de tomber.
Audras commençait à perdre espoir. Tandis que sa tante riait aux éclats, suivie par quelques habitants. Personne ne pouvait l’entraîner, et il n’avait aucun moyen d’y arriver. Il s’assit sur le sol et prit une seconde pour réfléchir.
Il pensa à ces lettres, au Frontalier qui a passé du temps à l’entraîner…
“Oser, mon ami, c’est penser que rien n’est impossible”
Audras se leva, encouragé pas cette phrase que son ami le frontalier lui avait dite pendant l’entrainement. Il se concentra, monta lentement sur le cheval.
Il avait réussi ! Il savait se tenir sur un cheval. Audras était l’un des seuls Hobbits à savoir monter un cheval si rapidement.

La route sera longue, Audras décide donc de s’arrêter au prochain village, au pays de Bree après le pont . Le cheval semblait ne pas appréciait le Hobbit, mais Audras tenait bon et semblait diriger sa monture plus aisément à chaque minute. Le village était silencieux, l’ambiance des Semi-Hommes habituelle n’était pas présente, Audras n’appréciait pas cela.
Il attacha son cheval à un poteau au centre du village, s’approcha d’un groupe de villageois, et demanda la raison de ce silence.
On lui répondit faiblement qu’une jeune fille s’est aventurée dans la foret, et qu’elle n’est pas revenue depuis deux jours.
Audras imagina alors sa mère, perdue dans une foret comme celle ci. Pris d’un élan de courage, il s’exclama haut et fort :
“Je participe à sa recherche !”
Tous les visages se tournèrent alors vers notre Héros. Les habitants semblaient surpris de voir un inconnu être actif à une affaire comme celle ci. Ils l’applaudirent fortement.
“Je ne fais pas ça pour la gloire, expliqua Audras, je veux aider cette jeune fille pour le bien de ce village et de son père.
Un homme s’approcha d’Audras, portant armure et arme. Il dit :

“Je suis le père de Linda. Je ne vous remercierais jamais assez pour ce que vous faites, je suis avec une poignée de frontaliers, nous vous attendons pour partir.
– Je suis prêt, allons y maintenant.”

Audras, le père de Linda et trois frontaliers se tenaient côte à côte, prêts à s’aventurer dans cette forêt. Soudain, Audras réalisa : Cette forêt était composée d’arbres hors du commun ! Ils pouvaient se déplacer librement dans les bois. Mais il était trop tard pour le Hobbit de faire machine arrière, le groupe commençait à partir. Il les suivit, et ils pénétrèrent dans la foret.
Ils firent plusieurs dizaines de mètres, lorsqu’Audras entendit un craquement. Il se retourna et fut projeté dans les airs par une énorme branche d’arbre. Lorsqu’il se releva, le groupe n’était plus là, seul Audras était ici, entouré de ces arbres.
Audras regardait autour de lui, il ne voyait presque rien, il faisait très sombre.
Seules quelques lumières étaient visibles, Audras voyait d’étranges lumières jaunes, comme des yeux, près d’un buisson. Il s’approcha discrètement mais marcha sur une brindille qui craqua. Soudain les lumières se déplacèrent, un bruit se fit entendre, et Audras tomba à terre.

Atrandos


Presse des Peuples Libres

3 Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Mesure anti-Bot (réservées aux utilisateurs non inscrit sur le site) : *