Chapitre 1.
La naissance d’une capitaine.

 

En tant qu’érudit, on a une envie folle et passionnée d’écrire.
Pour autant que je me souvienne, je suis née dans cette région du Rohan, que j’appréciais tant, en temps de paix. Vous y êtres sûrement passé lors de vos aventures ou vous allez y passer.
Ces fleuves la traversant, ces artisans, villageois, et rohirrims la traversant. Je veux bien sûr parler de Clairfine. C’est ici que la petite Elfyalwen est née.

Mes parents, respectivement nommés Lily et Wolfmar, voulaient trouver un nom peu commun, pour leur unique enfant.
Ma mère me racontait souvent que ma naissance s’est faite simultanément avec le hennissement des chevaux.
Les chevaux de l’écurie et des plaines hennissaient tous en cœur, sans pour autant qu’on y connaisse la raison.
Je me souviens qu’à à peine quatre ans, je me faufilais déjà parmi le camp de soldats près de la maison du Thane. Avec mes gros yeux ébahis, je regardais et tripotais les dagues, épées, arcs.
Vous imaginez bien que ma mère n’était pas ravis que je m’y promène, de peur que je me blesse.
Les années continuaient à s’écouler, indéniablement, et je continuais à grandir, avec deux passions: les armes et les chevaux.

Âgée de 7 ans, je commençais à traverser les plaines du Rohan sur mon poney. Il s’appelait Minimus, de couleur Alezan.
Pendant ma chevauchée, je visitais les fermes avoisinantes, j’allais dire bonjour à mes copains.
Secrètement, je gardais une dague cachée dans mon fourreau au niveau de ma cuisse.
On ne sait jamais, le danger peut toujours rôder, même si ce n’est pas facile de s’approcher de Clairfine,
avec mes copains, les gardes.
Parfois aussi, j’allais aider dans les champs, avec toujours dans l’idée de protéger les villageois. A mon âge déjà j’aspirais à de grandes choses.
Un jour, je me promenais encore près du campement de la garnison, pendant que ma mère préparait la tambouille. Mon esprit étant occupé avec toutes sortes de pensées de batailles, je trébuchais sur le bord d’un des pontons et le commandement de la garde me rattrapa par la main.
Il me connaissait déjà, me voyant souvent déambuler. D’un air amusé et protecteur, il me dit:
“Eh bien te voilà encore. Viens avec moi.”

Je le suivais donc et il m’amena prêt du dépôt d’armes.
En prenant une épée, il tourna sa tête vers moi.
“Tu es destinée à être une guerrière. Si tu veux que je t’apprennes à te battre, je suis prêt à t’enseigner l’art du combat si tu le désires.”

Sentant l’envie irrépressible de tenir une épée, plus seulement une dague, je pris celle qu’il me tenait.
“Prend la, elle est à toi.”

Depuis ce jour, il ne passait pas un jour sans que j’affûtais ma technique de combat, pas un jour sans que la sueur ne coulait le long de mon torse.

Un jour d’hiver, alors que j’étais âgée de 18 ans, l’eau des fleuves qui traversent ma ville étaient pratiquement gelée. L’air était glacial, les chevaux étaient couvert d’un vêtement plus chauds, nos animaux domestiques restaient à l’intérieur des maisons.
Comme d’habitude, pendant la préparation du souper, je sortais bien couverte, mon épée cachée par une écharpe en peau d’ours, et je rejoignais mon mentor. J’arrivais à sa tente, et l’un des gardes me barra le passage.
“- Ne rentre pas Elfyalwen.
– Que se passe t-il?
– Ton mentor s’est fait attaquer, par des bandits, alors que nous étions en patrouille.
– Je veux rentrer.”

Je le repoussais et l’horreur se lisait sur mon visage. Mon mentor se trouvait allongé, sur son lit, à peine le sol. Des bandages ensanglantés recouvraient à peine ses blessures, des hémorragies en cours. Des filets de sang dégoulinaient sur son torse.
Pâle, il me tendit sa main.
“- Viens vers moi Elfyalwen.
Je m’approchais donc et m’agenouilla près de lui, je lui pris la main.
Il rajouta:
“- Je suis navrée Elfyalwen, je n’aurais pas survécu… plus longtemps…
j’ai été fière…de toi… de … – il cracha du sang- deviens capitaine…
capitaine en tant que guerrière, et pour …soigner tes compag…nons…
Les poings serrés, gardant mes larmes, je lui répondis:
“- Je ne vous décevrais pas. Je me montrerais digne de vous.
Je deviendrais une vraie capitaine. Pour vous honorer.”
“Merci…Elfya…-sur un dernier souffle- … lwen…”

Je me relevais et je décidais de quitter ma terre natale, dès cet instant.
Une nouvelle vie, aventurière de nouvelles rencontres, des combats, voilà ce qu’allait devenir ma vie.
Me voici sur mon cheval, nommé Crinblanc, allant vers mon avenir de capitaine.

Elfyalwen


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