Alpaïde, jeune Elfe née en l’an 2241 du 3ème age à Fondcombe, où elle passa une enfance heureuse entourée de ses parents et de sa jeune sœur Dirhalfien.
Aussi loin que remontent ses souvenirs elle portait un arc dans les mains, son père lui enseigna cet art très jeune déjà.
Ses parents ont placé une grande fierté en elle, et beaucoup d’espoir. Ils l’imaginaient aux bras d’un jeune Elfe, à vivre une vie paisible à Fondcombe.

Mais Alpaïde est une personne solitaire (du moins au début), et avide d’aventures.
Suite à de nombreuses conversation avec Mallenhadh, une grande chasseuse, une grande Elfe qu’elle admirait beaucoup, elle sentit un réel désir de partir à l’aventure.
Un jour, elle profita d’une balade en forêt avec ses parents pour leur faire part de son envie de partir, ils tentèrent de la raisonner mais sans grande conviction connaissant leur fille.
Ils lui firent rencontrer du monde dans l’espoir qu’elle décidât de rester, un jeune Elfe commença même à lui faire la cour.

Durant ces mois de réflexion, une sentinelle du Rohan vint faire halte dans la Dernière Maison Simple. Alpaïde n’avait vu que très peu d’Hommes auparavant, et elle ne les trouvait point intéressants, après tous ils étaient de simples mortels de passage sur Arda….mais celui-ci attira toute son attention.
Un soir dans la grande salle du feu, leurs regards se croisèrent, et elle su que c’était pour lui qu’elle devait quitter sa vallée.
Son doux visage, ses yeux magnifiques, le blond de ses cheveux brillant à la lueur du feu, sa voix si suave, un moment en suspends dans le temps comme éternel, cela restera à jamais gravé dans sa mémoire.
Une grande chaleur s’épanouissait dans son cœur, en un instant son monde en était tout retourné, elle sentait naître l’amour pour cet homme.
Comment elle, une Elfe pouvait tomber amoureuse d’un mortel, mais elle sentait qu’il était sa destinée.
Il repartit bien trop vite….ce qui rendit Alpaïde triste, ses pensées n’était plus tournées que vers lui.

Une grande décision devait être prise : soit rester à Fondcombe mais en être malheureuse, ou bien tout quitter afin de vivre sa grande aventure !
Seule sa sœur était dans la confidence, Alpaïde l’aimait tendrement, mais son cœur était déchiré entre son envie de partir, et celui de rester auprès de sa famille, il fallait faire un choix !
Au début du printemps, elle prit ses affaires, embrassa ses parents encore endormis et partit en silence dans la brume matinale, cachant au fond de son cœur, l’espoir de retrouver durant son long voyage celui qui hantait ses plus beaux rêves.
Dirhalfien essaya de la retenir, mais elle vit que la détermination de sa sœur était plus forte que tout.

– Ma chère sœur, je te promets qu’un jour on se reverra, je ne sais quand, ni où.
Continue d’apprendre l’art de la musique et de la guérison, j’ai le pressentiment que cela te sera utile à l’avenir.
Ne sois pas triste, sois heureuse pour moi, je m’en vais vivre ma destinée, tel est mon choix.
A bientôt petite sœur.

Serrant une dernière fois Dirhalfien dans ses bras, elle partit sans un regard en arrière.

Son objectif était d’abord de rejoindre la Lothlorien afin de se perfectionner dans la maniement de l’arc, et la subtilité de la chasse.

Arriver là-bas se révéla assez dangereux, mais sa première expérience acquise auprès de son père lui permis d’avancer doucement et sûrement.
Une fois là-bas, elle poursuivit sa formation auprès des meilleurs, et apprit extrêmement vite.
Si bien que Galadriel la remarqua, et la fit convoquer par ses conseillers
Alpaïde fût nommée maitresse des gardiens de l’anneau Nenya.
Elle eu la grande chance de rencontrer Galadriel avant son départ de Caras Galadhom, celle-ci lui demanda de choisir avec soin ses compagnons et de partir sur la route pour défendre les Terres du Milieu contre l’Ombre grandissante du Mordor.

Et elle partit avec deux nouvelles amies Elfes, Amberl et Evel.
Sur la route semée d’embûches elle rencontra un champion nain du nom de Chrobry.
Entre Elfes et Nain les taquineries allaient bon train, mais signe d’une réelle amitié !

Beaucoup d’aventures menèrent la petite compagnie dans diverses régions de toute la Terre du Milieu.
Affrontant des ennemis de plus en plus féroces…

Souvent elle repensait à Fondcombe, à ses parents, à sa sœur et surtout à Lui.
Lui qu’elle n’avait finalement pas revu, malgré la route parcourue.
Elle gardait cet espoir enfoui au plus profond d’elle, elle aurait aimé lui reparler, savoir si les sentiments qu’elle éprouvait étaient partagés, ou si c’était un amour vain.

Un soir, alors qu’elle avait donné rendez-vous à ses compagnons (une vrai petite troupe depuis, mêlant Humains, Nains, Hobbits et Elfes) à Bree, elle arriva la première au Poney Fringant.
C’est sous la pluie battante et alors que la nuit était bien avancée, qu’elle entra dans la taverne.
Baissant son capuchon, elle s’approcha du tavernier pour lui demander une chambre.
Un vif éclat attira son regard dans le coin opposé, les flammes de la cheminée se reflétaient sur une javeline posée à côté de son propriétaire.
Il se tenait de dos, mais Alpaïde le reconnu immédiatement, son cœur explosa de joie, elle s’approcha, posa délicatement sa main sur son épaule

– Ectharion enfin je vous retrouve

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5 Commentaires

  1. Et oui de l’amour entre une elfe et un rohirrim !
    Mais Ectharion est trop craquant ;)
    (et puis entre joueurs c’est une histoire d’amitié qui dure depuis près de 7ans, en rp il était mon amant sur un autre jeu, mais j’ai réussi à lui ravir le coeur sur lotro !!! a quand un système de mariage sur lotro ????….)

    Si vous voulez encore un peu d’amour, voici la suite de la rencontre écrite par le joueur Ectharion ;)
    Bonne lecture

    Quelques heures plut tôt…

    Le panneau de bois était rongé par la mousse. La proximité du Marais de l’Eau-aux-cousins rendait même les pavés de la route Est glissants d’humidité encore plus que d’habitude au milieu de bancs de brouillard épais. Depuis le Sud du Rhudaur et la Trouée des Trolls, je n’avais pas revu le soleil. J’avais longuement rallongé ma halte à Echad Candelleth, profitant de revoir cette Elfe qui observait en hauteur la vallée encaissée du Bruinen en aval du Gué, une chère amie qui m’avait soutenu quelques mois plus tôt dans mes recherches au Sud de la Trouée. Les lourds nuages noirs étaient alors venus du Nord, jusqu’à cacher la Lune, laissant l’Ouest sous la lumière des étoiles. Candelleth y avait vu un présage, et au petit matin suivant j’avais sellé Melariel sous une pluie fine et ininterrompue qui ne nous avait plus quittés depuis deux jours.

    – Staddel… Courage ma belle, je te promets pour bientôt un box particulier et une belle botte de foin frais.

    Ses oreilles avaient remué d’impatience pour la belle promesse. Me penchant sur l’encolure j’avais alors débridé cette impatience.

    – Edgwann Melariel, en avant, j’ai moi aussi envie de m’abriter au Poney…

    Depuis près de deux heures maintenant j’avais eu le temps de m’installer dans une chambre du Poney Fringant, de prendre un bain chaud plus que bienvenu, puis passer voir si le palefrenier de Poiredebeurré s’était acquitté de bichonner ma jument. Satisfait de la trouver propre et nourrie, j’avais enfin pu penser à mon propre estomac.
    Les conversations allaient bon train dans un brouhaha général. Après ma deuxième assiette de patates au lard salé et une deuxième chope de bière à portée de la main, je commençais à me préparer une bonne pipe avec de l’herbe de Sonnecor. Tiens d’ailleurs il me faudrait passer faire quelques emplettes pour remplir mes deux blagues.
    Je ne quittais pas des yeux la table à quelques pas. Des Suderons comme les gens d’ici les appelaient. Non pas que je suis du genre à m’arrêter à une couleur de peau ou au simple fait que l’autre soit étranger, certains se rappelaient de moi pour ça justement. Lors de mon dernier passage à Bree un homme à la peau noire avait été plus que mal accueilli par les clients de Poiredebeurré, pétrifié de gêne devant la carrure massive de l’étranger. Lui offrant la chaise face à moi je ne m’étais pas attiré que le regard soulagé de l’aubergiste, mais qu’importe.
    Il n’en demeurait pas moins que ces cinq hommes ne faisaient que murmurer entre eux, et dans leur langue j’étais prêt à le parier, jetant des regards en coin tout autour d’eux. Paillelatre m’avait confirmé qu’il y avait beaucoup de nouveaux venus dans la région et que le Guet de Bree était sur les dents.
    Autant ne pas attirer l’attention de trop, je m’assurais que ma dague était bien à ma ceinture, mais je déplaçais ma javeline contre le pilier en bois près de ma table.

    – Ectharion enfin je vous retrouve.

    La main légèrement posée sur mon épaule en même temps que ce murmure me firent presque sursauter. J’avais trop focalisé mon attention, je me rendais seulement compte du reste de fraîcheur venu de la porte d’entrée ouverte à peine quelques instants plus tôt.
    Tournant légèrement la tête de côté je plongeais alors d’un coup dans un regard bleu, aussi bleu que la grande mer de l’Ouest. Un regard que j’avais recherché près d’un an plus tôt alors que j’avais rejoint la Dernière Maison Simple juste avant les premiers frimas de l’hiver, et j’avais réussi enfin à le croiser. Mais à la première journée ensoleillée malgré le printemps encore lointain j’avais décidé de partir sans me retourner.
    Imyl m’avait offert un livre quelques jours plus tôt, et j’y voyais autant un signe de ses regrets pour notre passé que l’intuition qu’elle avait eue alors que je lui avais posé des questions sur cette jeune Elfe. Mon père m’avait souvent conté le Lai de Leithian, l’histoire de Beren et de Lùthien. J’avais appris sa langue ainsi, j’avais rêvé aux exploits d’Erchamion, j’avais pleuré pour leur histoire d’amour longtemps contrariée.
    Et cet hiver là, j’avais connu le même enchantement que le fils de Barahir, la même perte de tous mes moyens alors que ses yeux bleus s’étaient arrêtés sur moi dans la salle du feu d’Imladris. Le cadeau d’Imyl me rappela tout ce qui séparait les Premiers Nés de ceux de ma race, la même raison qui deux ans auparavant l’avait poussée à quitter la Vallée sans m’en dire un mot. Deux ans après c’était moi qui étais parti.

    – Alpaide…

    La bière était-elle si forte qu’elle en avait éteint ma voix ? Ou imaginer qu’elle… Non, la chaleur de sa main sur mon épaule était bien réelle, je n’imaginais pas ce que j’avais réussi à enfermer profondément en moi depuis un an. Son souvenir, qui brûlait doucement au fond de mon cœur, et dont j’expulsais inconsciemment la douleur par la rage à chaque fois que j’avais repéré, pisté, et éradiqué des groupes de Gobelins et d’Orques.
    Je me levais alors et laissais sa main glisser jusque sur mon torse alors que je la dépassais, mon regard rivé au sien, puis ma main sur la sienne. Comme Beren ma voix me revenait enfin, sûre et forte, d’avoir entendu le chant de ses paroles.

    – Alpaide ai na vedui… Alpaide enfin vous voilà… Les étoiles à l’Ouest, je comprends maintenant leur promesse.

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