La jeune femme que vous dévisagez pourtant ouvertement ne vous accorde pourtant pas un regard, c’est une personne comme il en existe peu, vous le sentez même si vous ne savez pas ce que cela veut dire. Un long fourreau renfermant un espadon d’acier à la garde peu travaillée est accroché dans son dos et son armure noire semble usée par les combats et salie par les voyages.

Vous ne pouvez vous empêcher de faire un pas vers elle, elle tourne enfin la tête vers vous et vous salue amicalement, un sourire aux lèvres, mais ses yeux pâles ne paraissent pas vous regarder.

Il ne vous faut que quelques minutes pour persuader la femme de vous raconter son histoire, celle-ci dégage d’une main la mèche de longs cheveux noirs qui tombe devant son visage avant de débuter son récit…

“Je suis née en 2990 du Troisième Âge, dans la région de Dol Amroth au Gondor, mon père faisait parti des Chevaliers au Cygne, que mon frère ainé rêvait de rejoindre. Je n’ai pas grand chose à dire de mon enfance, nous vivions simplement mais nous étions heureux, j’imagine que sans la suite je serais aujourd’hui marié à un homme de là-bas et peut-être entourée d’enfants. Mais le destin est une chose capricieuse.

Je m’en souviens comme si c’était hier, nous étions en l’an 2998, j’étais à l’écart du village avec mon frère, il aimait s’entrainait à l’écart quand il le pouvait et je l’accompagnait, parfois il en profitait pour me montrer les bases du combat à l’épée mais il n’en eut pas le temps ce jour-là.”

La femme reste silencieuse un moment, plongée dans ses souvenirs avant de reprendre son récit.

“Je n’étais qu’une enfant, je ne sais pas s’il s’agissait de vulgaires brigands ou de Corsaires… Toujours est-il qu’ils nous ont attaqué, nous n’avons rien pu faire, il n’y a que dans les légendes que des enfants parviennent à fuirent leurs persécuteurs armés et entrainés. Mais ils ne nous ont pas tué. Ils ont juste… Enfin bref, disons que nous n’allions pas très bien après leur départ.

Des hommes qui patrouillaient par là ont finis par nous retrouver, blessés et… perturbés j’imagine. Nous fûmes sur pieds au bout d’une semaine mais ce n’était plus pareil. Surtout pour moi. Les gens me parlaient avec pitié, me plaignaient, je détestait cela. Alors finalement je suis partie deux ans plus tard, à dix ans. Mon frère fut le seul que je mit au courant, il venait de réaliser son rêve d’enfant et il comprit que je voulais trouver le mien. Il m’a donné un poignard et de quoi m’acheter ce dont j’avais besoin. Et son médaillon d’argent. Le seul de tous ses cadeaux que j’ai encore.

Je n’allais nul part en particulier, au début je voyageait avec des groupes de marchants, des gens rencontrés sur les chemins… Mais jamais seule. Depuis que j’ai une vingtaine d’années je le fait parfois et je fais ce que je peux pour éviter qu’un autre enfant vive ce que j’ai vécut. J’aime à imaginer que ce que je fait a de l’importance même si ce n’est qu’une goutte dans un océan. Je ne veut pas que quelqu’un d’autre ait à s’habituer à ce que j’ai vécut, je ne veux pas que quelqu’un d’autre soit jugé comme un infirme toute sa vie, parce qu’il a perdu la vue étant enfant.”

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5 Commentaires

    1. J’ai corrigé, mais je tiens à préciser que je trouve ca dommage :)

      Quand j’ai lu, je me suis dit “Wouaouh” en fait c’est une sorte de fantôme/zombie/être paranormal qui cache bien son jeu.
      Je faisait le lien avec le mot “perturbée” un peu plus haut dans le texte, et le tout faisant un joli retournement de situation, ça laissait s’imaginer de belles choses pour la suite.

      Bon, c’est sûr, un aveugle c’est moins “tape à l’œil” (Ha ha) mais ça cadre avec l’univers :p

      1. Euh, désolé mais j’ai encore relue et tu as corrigé le mauvais mots. J’avais marqué deux fois “vie” à la fin et c’est le deuxième qui n’allais pas. C’est juste pour information parce que comme ça ça ne veux pas dire grand chose.

        Nimelhad

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