Née à Harwick dans la région du Plateau, Solvejg est la fille unique de Seoca, l’instructeur de monte le plus réputé de tout l’Estemnet. Son père n’ayant pas d’autre enfant, il la chérit d’autant plus et elle passa son enfance sur le terrain d’entraînement avec lui, apprenant à chevaucher dès son plus jeune âge, “avant même de savoir marcher”, comme se plaisait à raconter le vieil homme.

Les écuries et l’enseignement de celui-ci étaient tels que la noblesse du Rohan y envoyait régulièrement ses enfant, et le roi Théoden lui-même choisit Harwick pour son fils, afin qu’il puisse bénéficier d’une instruction d’équitation digne de son rang. C’est ainsi qu’au fil des ans, Solvejg et Theodred devinrent compagnons de jeux, d’apprentissage et de labeur, car pour Seoca on n’apprenait pas véritablement à chevaucher si on n’accomplissait pas toutes les tâches inhérentes aux écuries.

Celui-ci ne s’inquiétait pas des longues absences de sa fille lorsque celle-ci partait en vadrouille avec le Prince, et était plutôt fier, se sentant privilégié d’accueillir Theodred parmi les siens. Ildred, sa femme, rappelait en revanche très souvent à sa fille que son camarade n’était que de passage, et qu’elle ne devait pas perdre de vue qu’il régnerait un jour sur le Rohan.

Loin de s’en formaliser, les deux enfants devinrent amis, et partagèrent entre eux leurs passions, leurs rêves et leurs espoirs. Solvejg appris au jeune Prince à parcourir sans fin les plaines herbeuses de l’Estemnet, et celui-ci lui transmit son amour pour la musique. Loin des conventions, des tracas et tourments des adultes, ils vécurent quelques étés dorés parmi les chevaux, les prairies et les chansons de leur pays.

Les années passèrent, et l’affection des deux jeunes gens se renforça, à mesure que le Rohan, lui, commençait à sombrer. Bercés par les mêmes idéaux, ils rêvaient tout deux de combattre pour leur Terre, et se voyaient, pauvres naïfs, victorieux, auréolés de gloire et à jamais heureux.

Hélas, tout a une fin, et, ses jeunes années d’apprentissage révolues, les obligations dues à son rang rappelèrent Theodred à Edoras, auprès de son père. Solvejg ne l’oublia pas. Elle continua à chevaucher seule dans les plaines, mais elle ne chanta plus jamais.

La Guerre arrivant finalement au Rohan, Ildred décida de se réfugier dans sa famille à Grimslade. Solvejg refusa de l’accompagner, préférant rester aux côtés de son père, et défendre de son mieux Harwick et l’Estemnet contre les raids des brigands, des hommes de l’Est, ou de toute autre menace. Loin de rechercher la gloire utopique de ses jeunes années, elle souhaitait désormais se rendre utile. Et, même s’il lui en coûtait de se l’avouer, elle espérait également être digne, même en refusant de trop y croire, des prouesses et du cœur de son ancien ami…

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